Installé depuis 2003 à Menton, le restaurant Le Carnival traverse les années sans perdre son identité. À sa tête, l’emblématique Riccardo Rinaldi continue de miser sur une cuisine italienne traditionnelle élaborée avec des produits soigneusement sélectionnés, des deux côtés de la frontière.

« J’étais à Brescia, près du lac d’Iseo. Un jour, mon frère m’a conseillé de venir à Menton. Il m’a dit que le climat était magnifique. Il avait raison » sourit, au micro de Menton-Presse, le restaurateur. Toujours derrière les fourneaux, vingt-trois ans après.

Cuisine italienne maison 

Au Carnival, la carte reste fidèle à l’esprit de la cuisine transalpine. « On cherche surtout de bons produits et on essaie de les mettre en valeur » explique Riccardo Rinaldi.

Parmi les plats emblématiques, les pâtes occupent une place à part. Raviolis maison, pâtes aux fruits de mer ou encore recettes associant agrumes et produits de saison sont parmi les plus demandés. Les suggestions, elles, varient selon les arrivages du marché.

« Cela dépend du poisson que l’on trouve. A l’ardoise, ça change tous les jours. » L’établissement travaille avec des fournisseurs des deux côtés de la frontière.

« La viande vient souvent du Piémont, beaucoup de légumes arrivent de Ligurie. Mais on utilise aussi de très bons produits français, comme la crème ou le beurre. »

Des locaux et des touristes venus du Nord 

Au début des années 2000, la majorité des clients venait d’Italie. « Mais avec la crise et les taxes, ça a changé. »

Actuellement, ce sont majoritairement des locaux et de plus en plus de touristes ou récents propriétaires venus d’Europe du Nord. Malgré tout, beaucoup de visages restent familiers. « Il y a des clients qui viennent depuis l’ouverture » lance Riccardo, en plongeant des spaghettis dans une grande marmite d’eau bouillante. 

Ouvert le midi et le soir, Le Carnival fonctionne avec une petite équipe fidèle, qui a su se renouveler au fil des années.

À la carte, on retrouve également plusieurs desserts maison, dont le tiramisu, la tarte Tatin ou le moelleux au chocolat, qui viennent compléter cette cuisine sudiste, décidément bien généreuse.

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Né à Nice et diplômé de l'EDJ Nice, Romain Boisaubert couvre l'actualité des Alpes-Maritimes depuis 2014. Après avoir fondé la rubrique « Nos Quartiers » pour Nice-Presse, il dirige Menton-Presse depuis 2026. Expert de la vie locale, de la politique et du patrimoine azuréen, il est présent quotidiennement sur le terrain, de Menton à la Riviera. Engagé pour un journalisme responsable, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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