L’adresse a pris la place du restaurant La Maïoun, sur la place Garibaldi. Fini la cuisine niçoise traditionnelle : place aux barres protéinées, aux roulés au homard et aux jus « detox ». C’est la nouvelle offre du Rolls Café, qui entend surfer sur les dernières tendances. Qu’en pensent ses premiers visiteurs ?

L’inauguration, le 27 mars, fut sportive. Avant de sortir les plats sur la terrasse, les organisateurs proposaient une course de plusieurs kilomètres. L’idée a semble-t-il bien fonctionné, la plupart des clients sont habillés ce soir-là en lycra et chaussés de baskets. « Il y a beaucoup d’athlètes dans le coin », a bien remarqué Benoit Goutagny, le co-fondateur du Rolls Café, avec Grégoire Chaix. « Le running est devenu central, la nouvelle génération s’y met aussi, on savait que ça allait attirer du monde ».

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Benoit Goutagny et Grégoire Chaix, fondateurs du Rolls Café. Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

A la carte, en plus des salades, des jus, boissons chaudes ou encore des pâtisseries, s’ajoute une création : les rolls. « Une base de pain de mie saisie sur des presses et enroulée, décrit Benoit. L’idée vient du chef qui voulait ‘revisiter’ le club sandwich au format hot-dog« .

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Les « rolls », ici découpés pour l’inauguration (initialement longs comme en arrière-plan). Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

« C’est chouette de découvrir un concept de nourriture rapide, qui se déguste sur le pouce » valide Circé, posée à une table dehors. Il y a cinq déclinaisons : poulet, tomates-mozza, jambon beurre, pastrami…

Et un choix plus osé : le « lobster roll », ou roulé au homard, avec du wakamé, des algues japonaises. Un goût plus surprenant : « je suis moins fan, avoue Gaïa, je vais rester sur les traditionnels ».

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Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

Pour les quatre premiers, comptez entre 9,50 euros et 14,50 euros. Par contre, le homard coûte 16,50 euros. « Je pense que l’offre s’adresse plus aux touristes, confesse Florian. Moi je suis étudiant, je ne pourrai pas venir ici fréquemment ».

« C’est souvent du marketing »

Pour fidéliser la clientèle, les commerçants misent sur la proximité. « On vend la plupart de nos boissons dans des canettes que les gens peuvent ramener chez eux, confirme Benoit. Pour se faire une idée, l’A.C.E va coûter plus de 8,80 euros, la limonade 6 euros et le thé glacé pêche-hibiscus 6,50 euros.

On retrouve même (sacrilège ?) du vin en canette. Rosé et blanc, la petite bouteille et sa boisson sont affichées à cinq euros.

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Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

L’objectif reste surtout de permettre aux clients de se restaurer « rapidement mais sainement ». « On s’adapte aux habitudes de vie. Les gens sont plus regardants sur leur santé physique » affirme le gérant. Ainsi, le Rolls Café propose des produits dits « protéinés ». Des barres, des bols à base de fromage blanc ou encore une suggestion de poissons et viandes à rajouter dans sa salade.

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Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

Tout cela surfe parfaitement sur la mode « healthy », tout droit sortie des réseaux sociaux (bonne santé, performances…). « J’ai déjà testé des restaurants qui se disent sains, mais c’est souvent du marketing, soupire Aymeric. Les produits sont parfois bourrés de sucre, pas assez nutritifs. C’est dommage, ici on pratique beaucoup, avec le triathlon, le cyclisme... J’espère que ce café ne fera pas partie des mauvais exemples. À voir ! »

Cap sur Cannes et Monaco : le Rolls Café mise sur Nice pour réussir

« C’est bien que ce resto ait ouvert ici, sourit Florian. Ça change du Vieux-Nice ».

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Photo : Célia Soddu / Nice-Presse
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Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

Le Rolls Café devra faire ses preuves sur Garibaldi, car, pour cette deuxième enseigne, les enjeux sont un peu plus grands. Si l’essai est transformé, l’entreprise aimerait s’étendre à Cannes et Monaco, d’ici fin 2027.

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Journaliste native de Nice, Célia Soddu est diplômée d'un Master en journalisme et d'une licence en Philosophie. Après des expériences marquantes au sein de Nice-Matin et de La Provence, elle rejoint Nice-Presse en 2026 et la rubrique « Nos Quartiers ». Elle se spécialise dans le reportage de proximité, couvrant les débats locaux, le tissu associatif et la vie des commerces azuréens. Sa pratique s'appuie sur une éthique rigoureuse, en tant que signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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