La hausse des prix de l’immobilier n’épargne plus le quartier Riquier, où les appartements s’arrachent désormais à prix d’or. Un expert niçois détaille cette nouvelle dynamique du marché, chiffres vertigineux à l’appui…
« Cinq ans en arrière, un studio pouvait être vendu 90 000 euros, pour être loué 550 par mois », expose au micro de Nice-Presse André Barralis, de l’agence Cordier. « Aujourd’hui, il ne partira pas en-dessous de 120 000 et le loyer atteindra 750 euros, au minimum. Les chiffres ont explosé ».
Expert de Nice-Est, le cabinet est installé rue Arson. Il est aux premières loges des évolutions du quartier. « Ici, le mètre carré se fixe en moyenne à 5 000 euros mais peut atteindre 8 000 pour les biens les plus luxueux. L’écart est énorme ».

« La zone est devenue plus attractive grâce au tramway (la ligne 1 date de 2007 et, non loin, la T2, à Garibaldi, de 2019, ndlr) qui assure un lien au centre-ville ainsi qu’à l’aéroport et aux nombreux commerces » observe-t-on à l’agence.
Pour un deux-pièces, comptez entre 900 et 1 200 euros, un T3 jusqu’à 1 700 et un T4, 2 000 euros, « ce qui est exorbitant » concède le professionnel. Même au sein d’un immeuble. Rue Arson, par exemple, « un appartement au premier étage, sans balcon, peut être vendu 250 000 euros. Plus haut, avec une terrasse et vue sur la place, ça peut grimper jusqu’à 400 000″. Et, accrochez-vous : « des biens atteignent même le million ! »
« Les tarifs sont beaucoup trop élevés… mais la demande est là »

Si la flambée des prix touche l’ensemble de la cité azuréenne, Riquier est un peu plus abordable que les secteurs très prisés du Vieux-Nice, de Cimiez ou encore du Mont-Boron, surnommé (en partie à tort) « le coin des millionnaires ».
Les appartements s’arrachent en ce moment : « si l’on publie une annonce pour un studio, vous pouvez être sûrs qu’en une journée, cinquante personnes nous auront contactés ! »





