Ce 24 novembre, la Ville de Nice dévoilait une nouvelle plaque en l’honneur de Simone Veil. Son fils, Pierre-François, était présent, particulièrement touché par cet hommage.
« Aujourd’hui, d’avoir inauguré cette plaque sur cet immeuble dont j’ai tellement entendu parler, qui était celui de la naissance, de l’enfance, du bonheur de maman, lorsqu’elle vivait à Nice, c’est une émotion très forte. »
Ce mercredi 24 novembre était inaugurée une plaque en l’honneur de Simone Veil à l’entrée du palais Berlioz, avenue Clemenceau.
Un lieu particulièrement symbolique, puisque l’ancienne ministre de la Santé de Valéry Giscard d’Estaing et première présidente du Parlement européen y est née le 13 juillet 1927.
Elle y a ensuite grandi jusqu’à ses seize ans, âge où elle a été arrêtée par la Gestapo en mars 1944, avant d’être déportée à Auschwitz.

« Ce qui s’est passé peut se reproduire »
« Plus les années passent, et plus l’émotion est forte lorsque nous nous retrouvons pour ces temps de mémoire » a souligné Christian Estrosi.
« Simone, c’est notre grande dame de la ville de Nice, c’est notre Niçoise dont nous sommes si fiers. Elle nous a tellement apporté »
Christian Estrosi
Le maire et Pierre-François Veil ont dévoilé la plaque avant de prononcer un discours. Un émouvant hommage qui aide à se souvenir, mais surtout à transmettre.
« On parle toujours du devoir de mémoire : il n’est pas abstrait. Ce n’est pas la mémoire qui est un devoir, ce qui l’est, c’est la transmission et l’éducation » a fait valoir Pierre-François Veil.
« Ce qui s’est passé, peut se reproduire. Pour l’éviter, il faut l’enseigner, que les jeunes générations sachent.«
Pour lui, il faut faire comprendre « que ce n’est pas parce qu’aujourd’hui nous vivons dans un cocon privilégié, dans lequel les relations paraissent apaisées, qu’il ne faut pas être prudents. »
L’avocat a également confié que sa mère « était toujours animée par une très grande vigilance et une inquiétude, même si elle était très optimiste. Elle pensait que le meilleur était à venir. Si on se battait pour. »
Simone Veil est décédée en 2017 à Paris, à l’âge de 89 ans. Elle a été inhumée avec son mari au Panthéon, le 1er juillet 2018.





