Municipales 2026 - Un nouveau tournant décisif juste avant le premier tour. Le Procureur de la République a précisément communiqué sur l’avancée de l’enquête dans l’affaire de la tête de porc à Nice. À ce stade, après de nombreux actes d’investigation, « aucun élément » n’a indiqué une « quelconque implication, directe ou indirecte » de Christian Estrosi. Même chose pour sa proche collaboratrice, entendue en tant que témoin par la police, mais pas mise en cause.
Un ouf de soulagement pour le maire de Nice ?
Hier, jeudi, il répondait en conférence de presse aux accusations dont il fait l’objet sur les réseaux sociaux, dans certains médias, et de la part de ses adversaires. Tout est parti, le 27 février, d’une attaque manifestement antisémite ou à tout le moins présentée comme telle, lors de laquelle une tête de porc avait été déposée devant chez lui. Avec une affiche injurieuse comportant aussi une étoile de David.
« Des menaces pèsent sur Nice » estime Christian Estrosi (@cestrosi), qui se dit victime d’une « violente machination » avec l’affaire de la tête de porc#Nice06 #Municipales2026
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 12, 2026
🔴 Le maire et son avocat répondent aux médias ➡️ https://t.co/bVrnD6nqtm pic.twitter.com/JG6oUD2M6f
Christian Estrosi avait déposé plainte et annoncé son intention de se porter partie civile, « pour découvrir toute la vérité ». Rapidement, plusieurs suspects avaient été interpellés. Troublant, des contacts répétés sont décelés par les forces de l’ordre entre ces individus et des membres de l’équipe de campagne. Laquelle se dit « victime d’une tentative d’infiltration ».
Après maints rebondissements, le Procureur de la République a fait le point auprès des médias ce vendredi 13 mars. Les deux hommes dernièrement placés en garde à vue ont bel et bien été mis en examen, a annoncé le Parquet. Un ex-policier d’extrême droite et un spécialiste du marketing numérique.
Christian Estrosi « victime d’une trahison » ?
Deux personnes sont, elles aussi, mises en examen, sans que leurs responsabilités ne soient encore très claires. Mais, et c’est un point capital juste avant le premier tour auquel Christian Estrosi concourt, « à ce stade des investigations, aucun élément ne permet d’envisager la possible participation directe ou indirecte aux faits d’autres personnes » que celles-ci et « celles identifiées et recherchées », précise le Procureur Damien Martinelli.
Traduction, et pour l’instant, après la minutieuse enquête de la police, aucune preuve ne pointe vers une implication, de près ou de loin, du maire. Pas davantage vers sa proche collaboratrice, entendue par les forces de l’ordre en tant que témoin simple.
Certes, l’édile connaissait et avait interagi avec certains des suspects. Ils auraient fait partie d’une équipe destinée à « booster les réseaux sociaux » du candidat. Mais il apparaît, sous réserve de développements futurs, que Christian Estrosi a été « trahi à son insu » par cette sorte de commando, selon les éléments policiers relayés par Nice-Matin.
L’information judiciaire a été ouverte, entre autres, pour « provocation publique à la haine ou à la violence à raison de la religion ou violences aggravées visant un élu public ». L’ancien policier est également placé sous contrôle judiciaire. Le Parquet a requis la détention provisoire pour le spécialiste du web.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Cédric Vella (Reconquête)
- Estelle Jacquet (Lutte ouvrière)



Ces dernières informations, sous réserve bien sûr d’autres éléments, font vraiment penser à une manipulation sur fond de trahison. Évidemment, Estrosi a l’habitude… Attendons la suite de l’enquête : pas sûr que le destin de Nice se joue seulement dans les urnes. Et les Niçois ont, eux aussi, l’habitude de voir se mêler politique et fait-divers…