Construite dans les années 1950 pour accompagner l’essor du Careï, la chapelle Sainte Jeanne d’Arc est un symbole religieux majeur dans le quartier. Restaurée grâce à la paroisse, au Diocèse et à l’aide précieuse d’une association, elle conserve une place particulière dans la vie des habitants.
Cette élégante chapelle ocre n’a pas l’ancienneté des grands édifices religieux de la Riviera. Elle ne domine pas la vieille ville comme la Basilique Saint-Michel Archange, mais raconte presque à elle seule l’histoire d’un coin fier de ses racines !


« Elle est relativement récente. La première pierre a été posée en 1951 » rappelle dans Menton-Presse le père Régis Peillon. À l’époque, le Careï est en plein développement. Sous l’impulsion du chanoine Roland, l’idée de créer un lieu de culte plus proche des riverains s’impose.
Une chapelle longtemps restée discrète
L’inauguration intervient en 1956, en présence de Monseigneur Rémond, alors évêque de Nice. Elle reste cependant un édifice secondaire. « Ce n’est pas une église paroissiale. Elle a été pensée pour la population » explique le prêtre. Les grandes activités demeurent alors au Sacré-Cœur, près de la gare.

Sainte Jeanne d’Arc a progressivement pris sa place. Les premiers mariages n’y sont célébrés qu’en 1980. Jusque-là, baptêmes, unions et grandes étapes religieuses se tenaient plutôt ailleurs dans la cité.
La chapelle sera consacrée beaucoup plus tard, en mai 2018, par Monseigneur André Marceau, évêque niçois. Elle appartient aujourd’hui à la paroisse Notre-Dame-des-Rencontres.

Son histoire récente est aussi celle d’un sauvetage collectif. En 2019, des problèmes apparaissent sur la charpente. La rénovation mobilise alors plusieurs acteurs, dont l’association des « Compagnons de Jeanne-d’Arc ».
Crèche géante, fête patronale et vitraux
« Ce qui est beau, c’est qu’il y a eu un mouvement dans le quartier pour la valoriser et en prendre soin » souligne Régis Peillon. Le collectif participe au financement, mais aussi à l’animation du site.

Chaque année, elle retrouve une visibilité particulière autour de la fête de Sainte Jeanne d’Arc, célébrée le 30 mai. Parfois avec un petit spectacle vivant. Pour l’Avent, une grande crèche prend aussi place dans la cour extérieure.

Les vitraux ont été financés par l’association et les fidèles. À l’extérieur, la statue de « la Pucelle », venue de l’église Saint-Joseph de Roquebrune-Cap-Martin, a été restaurée récemment par un riverain. « Pensée pour l’intérieur, elle avait souffert de son exposition aux intempéries. Mais heureusement, elle a été préservée ! »






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