Dix-neuf films sont en compétition pour la Palme d’or dans le cadre du 78e Festival de Cannes, a indiqué le délégué général du festival Thierry Frémaux jeudi.
La sélection officielle doit être complétée la semaine prochaine, avant l’ouverture le 13 mai.
- « Un simple accident », de Jafar Panahi. Le mystère reste entier sur ce nouveau film du réalisateur iranien, qui n’a rien voulu laisser filtrer, a expliqué Thierry Frémaux en conférence de presse.
- « The Pheonician Scheme », de l’Américain Wes Anderson. Une comédie d’espionnage portée par Benicio Del Toro, Tom Hanks, Bill Murray, Scarlett Johansson et Mia Threapleton, la fille de Kate Winslet.
- « Jeunes Mères », de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Les deux frères belges, qui ont déjà remporté deux Palmes d’or (« Rosetta » en 1999 et « L’Enfant » en 2005) retracent l’histoire de cinq femmes hébergées dans une maison maternelle qui les aide dans leur vie de jeunes mères.
- « Alpha », de Julia Ducournau. Quatre ans après avoir remporté la Palme d’Or avec « Titane », la Française présente un nouveau film avec Golshifteh Farahani et Tahar Rahim, l’histoire d’une fillette confrontée à l’épidémie de sida dans les années 1980.
- « Sentimental Value », du Norvégien Joachim Trier, avec son actrice Renate Reinsve et Stellan Skarsgård dans le rôle d’un réalisateur sur le retour qui tente de renouer tant bien que mal avec ses filles.
- « Romería », de Carla Simón. La réalisatrice espagnole revient sur son enfance traumatisante avec ce voyage familial d’une jeune Catalane en Galice après après avoir perdu ses parents du sida.
- « Sound of falling », de l’Allemande Mascha Schilinski. Un drame qui réunit quatre femmes de quatre générations différentes au sein d’une même ferme.
- « Les Aigles de la République », du Suédo-Égyptien Tarik Saleh. Sur le point de tout perdre, l’acteur le plus adulé d’Égypte accepte le rôle du président dans un biopic à sa gloire, à ses risques et périls.
- « The Mastermind », de l’Américaine Kelly Reichardt. L’histoire d’un braquage d’oeuvres d’art organisé sur fond de guerre du Vietnam et de mouvement naissant de libération des femmes.
- « Dossier 137″, du Français Dominik Moll. Léa Drucker y joue le rôle d’une enquêtrice à l’IGPN, la police des polices, après une manifestation tendue pendant laquelle un jeune homme a été blessé par un tir de LBD.
- « L’Agent Secret », du Brésilien Kleber Mendonça Filho. Un thriller politique qui se déroule à la fin des années 1970, pendant les dernières années de la dictature militaire brésilienne.
- « Fuori », de l’Italien Mario Martone. Un biopic sur la comédienne et écrivaine italienne Goliarda Sapienza.
- « Deux procureurs », de l’Ukrainien Sergei Loznitsa. Un film qui se déroule dans l’URSS des années 1930, à l’époque des purges staliniennes.
- « Nouvelle Vague », de l’Américain Richard Linklater. Un film sur le tournage de « À bout de souffle » de Jean-Luc Godard.
- « Sirat », de l’Espagnol Oliver Laxe. Un « road movie de gens décalés, de gens hors de la société », a expliqué M. Frémaux.
- « La petite dernière », de Hafzia Herzi. L’actrice et réalisatrice française adapte librement le roman éponyme de Fatima Daas, racontant l’histoire de la benjamine d’une famille d’immigrés algériens qui s’émancipe peu à peu de sa famille et de ses traditions.
- « The History of Sound », du Sud-Africain Oliver Hermanus. Pendant la Première Guerre mondiale, deux jeunes hommes décident d’enregistrer les vies, les voix et la musique de leurs compatriotes américains. Un film incarné par Paul Mescal et Josh O’Connor.
- « Renoir », de la Japonaise Chie Hayakawa. Un drame sur le passage à l’âge adulte, la résilience, le pouvoir de guérison de l’imagination et une famille traumatisée qui lutte pour se rapprocher.
- « Eddington », de Ari Aster. Un film qui parle de l’Amérique contemporaine, avec Joaquin Phoenix dans le rôle principal.





