La Société par actions simplifiée (SAS) s’est imposée comme la forme juridique la plus prisée en France pour sa grande souplesse statutaire. Que vous soyez seul (SASU) ou avec des associés, la création de votre SAS nécessite le respect de formalités obligatoires rigoureuses.
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Les étapes clés pour créer une SAS : formalités obligatoires
La création d’une SAS par www.indy.fr/guide/sas/creation/ passe par une série d’étapes juridiques et administratives qui assurent son existence légale.
Les formalités préparatoires
Avant de rédiger les documents officiels, plusieurs décisions initiales s’imposent :
- Choix de la dénomination sociale : vérifiez la disponibilité du nom de votre future société auprès de l’INPI ;
- Fixation du siège social : déterminez l’adresse administrative et fiscale de la société ;
- Évaluation des apports : définissez le montant du capital social et la nature des apports (numéraire, nature).
Les formalités de constitution
Une fois ces choix faits, vous entrez dans le vif du sujet :
- Rédaction et signature des statuts : l’acte fondateur de la société ;
- Dépôt du capital social : les fonds doivent être versés sur un compte bloqué ;
- Publication d’un avis de constitution : une annonce légale doit être publiée dans un journal d’annonces légales (JAL) détaillant les caractéristiques de la nouvelle société ;
- Immatriculation : l’étape finale consiste à déposer un dossier complet via le Guichet unique de l’INPI.
Les statuts d’une SAS : liberté contractuelle et clauses clés
L’un des principaux attraits de la SAS est la liberté contractuelle qu’elle offre à ses associés pour organiser son fonctionnement dans les statuts.
Les mentions obligatoires
Malgré la souplesse, les statuts doivent impérativement contenir certaines informations :
- La forme juridique ;
- La dénomination sociale, le siège social et l’objet social ;
- Le montant du capital social ;
- La durée de la société (maximum 99 ans) ;
- Les modalités de nomination et de révocation du Président et des autres dirigeants éventuels ;
- Les conditions de prise des décisions collectives des associés.
Les clauses clés pour la protection des associés
La liberté contractuelle permet d’introduire des clauses essentielles pour sécuriser l’actionnariat et anticiper les conflits :
- Clause d’agrément : elle impose l’accord préalable des autres associés en cas de cession d’actions à un tiers ;
- Clause de préemption : elle accorde aux associés existants une priorité d’achat sur les actions cédées par l’un d’eux ;
- Clause d’exclusion : elle permet d’exclure un actionnaire dans des cas précis (non-respect des statuts, concurrence, etc.) et selon des modalités rigoureusement définies ;
- Inaliénabilité : elle peut interdire la cession d’actions pendant une durée maximale de 10 ans.
Une rédaction précise et sur mesure de ces clauses est fondamentale pour prévenir les litiges futurs.
Dépôt du capital social : règles et justificatifs
Le capital social représente la somme des apports réalisés par les actionnaires et sert de garantie pour les créanciers.
Les règles de libération et de dépôt
- Montant minimum : le capital social d’une SAS est d’au moins 1 € ;
- Libération : pour les apports en numéraire (argent), vous devez verser au moins 50 % du montant total à la création de la SAS ;
- Où déposer les fonds ? Les fonds doivent être déposés sur un compte bloqué auprès d’une banque, d’un notaire, ou d’une plateforme de dépôt de capital en ligne.
Les justificatifs indispensables
Lors du dépôt, vous devrez fournir au dépositaire (banque, notaire) plusieurs documents, dont :
- Le projet de statuts (non signés) ;
- La liste des souscripteurs (associés/actionnaires) avec le montant de l’apport de chacun ;
- L’identité et l’adresse du représentant légal et des actionnaires ;
- Un justificatif de domiciliation du siège social de la société.
En échange, le dépositaire vous remettra une attestation de dépôt des fonds, document crucial pour finaliser votre dossier d’immatriculation. Les fonds seront débloqués une fois l’extrait Kbis (carte d’identité de l’entreprise) délivré par le greffe du tribunal de commerce.







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