L'Insee révèle que le dépar­tement des Alpes-​Maritimes a été le plus touché écono­mi­quement par la crise sanitaire de la région PACA. Pour autant, beaucoup d'emplois on été préservés pendant l'année 2020.

Ce n'est pas une surprise, l'activité écono­mique en Provence-Alpes-Côte-d'Azur a été durement impactée par la crise sanitaire. Dans un rapport publié ce mois-​ci, l'Insee dresse le bilan écono­mique de l'année 2020. De manière globale, l'activité a reculé de -33,3%, avoisinant la moyenne nationale qui est de -33,2%.

En cause ? L'importance du secteur touris­tique dans notre région.

Le tourisme en première ligne

La fréquen­tation touris­tique s'est litté­ra­lement stoppée en 2020. L'arrêt des trans­ports maritimes et des vols a fortement perturbé le secteur. Ainsi, le domaine de l'hébergement a connu une baisse notable d'activité. Le nombre de nuitées a été réduit de moitié dans les hôtels de la région. La plupart des établis­se­ments sont même restés fermés au printemps après le premier confi­nement. Il en va de même pour la restauration.

Pourtant, les Français sont parvenus à relancer l'économie à partir de l'été pour pallier au manque de visiteurs étrangers. Les Alpes-​Maritimes ont parti­cu­liè­rement pu bénéficier de ce rebond écono­mique, là ou 70% des emplois concernent le secteur touris­tique. Mais le confi­nement de septembre a fait rechuter les chiffres.

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Plus d'allocataire du RSA

L'ampleur de la crise sanitaire a fait sombrer certains dans la précarité. Le nombre d'allocataires au revenu de solidarité active (RSA) a augmenté de +12% dans la région contre +7,5% au niveau national. D'ailleurs, ce sont les Alpes-​Maritimes qui ont été parti­cu­liè­rement touchées avec +21,7% de bénéfi­ciaires. Même phénomène pour la prime d'activité qui a augmenté de +4%.

Si les presta­tions sociales ont été revalo­risées, +9,5%, il est aussi important de noter que les impôts sur le revenu et le patri­moine ont diminué de -3,6%.

L'activité partielle amortit la crise

Nouvelle rassu­rante, la baisse d'activité n'a pas forcément entrainé une baisse de l'emploi. À vrai dire, le nombre de postes a réduit seulement de -0,8% (environ 16.000 postes) ce qui est moins que la moyenne nationale avec -1,1%.

D'ailleurs, le taux de recru­tement a bondi à l'été 2020, après la fin du premier confi­nement. Cette progression s'est poursuivie jusqu'en novembre. Le nombre d'emplois a pu se maintenir grâce aux mesures mises en place par le gouver­nement à l'époque, notamment l'activité partielle. Pour rappel, 8,4 millions de salariés avaient pu en bénéficier en avril 2020.

Plus étonnant encore, la création d'entreprise a persisté face à la crise. On constate même une hausse de l'entrepreneuriat dans la région. +3,2% crées sous le régime de micro-entrepreneur.

efz

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