Des milliards d’euros d’investissements étrangers ont été annoncés lors du sommet Choose France, avec des retombées attendues dans plusieurs régions françaises. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, plusieurs projets industriels et technologiques doivent déjà se concrétiser dans les prochains mois.
Lundi 1er juin, Emmanuel Macron était tout heureux d’annoncer des investissements étrangers « records » dans le cadre du sommet Choose France, le 9e du nom. Ce grand rendez-vous économique se tenait alors au château de Versailles. Un événement défendu par le chef de l’État pour attirer les firmes internationales.
Alors que les huit premières éditions ont permis d’obtenir des promesses d’un total de 87 milliards d’euros, on grimpe à 93 milliards d’euros en 2026. Ce montant correspond à 71 annonces de nouveaux projets sur l’ensemble du territoire français, dont l’un de 45 milliards d’euros par l’entreprise japonaise de technologies SoftBank.
Le Sud-Est va en obtenir une part. Sept sociétés européennes et américaines ont prévu d’injecter un milliard d’euros dans les années à venir.«Dans un contexte géopolitique et économique mondial difficile, rappelle la Région Sud, Provence-Alpes-Côte d’Azur s’affirme comme la quatrième la plus attractive. »
3 secteurs « stratégiques » visés
Ceci pour des secteurs « stratégiques », comme la défense et la sécurité. Le groupe espagnol Boluda, leader mondial des services maritimes, va débourser plus de 250 M€ sur trois à cinq ans pour moderniser et renforcer les capacités de remorquage des grands ports. L’Australien EOS Electro Optic Systems s’apprête lui à investir plus de 10 M€ pour faire de Nice son hub autour des systèmes de lutte anti-drones.
À Fos-sur-Mer, l’Italien Marcegaglia et l’Américain Ecolab vont aligner respectivement 600 et 100 millions d’euros (répartis pour ce dernier avec le site HoloSolis dans le Grand Est) pour la décarbonisation industrielle. Cela concernera une aciérie flambant neuve alimentée par une électricité verte, ainsi que le futur GravitHy, un centre de production de fer bas carbone mis en service en 2030.
Plus de 15 000 emplois créés
Sur le plan technologique, Workday (États-Unis), spécialiste des logiciels dédiés aux métiers des RH, finance et paie, injectera plus de 200 M€ sur trois ans à Paris, Lyon et Marseille. Pour la filière biopharmaceutique, l’Allemand Sartorius, présent à Aubagne, entend moderniser ses capacités de production en France, moyennant 50 M€.
Enfin, le parfumeur venu d’Allemagne Symrise, qui détient SFA Neroli, débloque 10
M€ entre l’Île-de-France et le pays de Grasse. À Saint-Cézaire-sur-Siagne, il prévoit une extension de ses bureaux et des laboratoires. Au total, l’ensemble de ces projets devrait engendrer la création de plus de 15 600 emplois.






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