Un commissariat et des patrouilles de police ont été pris pour cible par des bandes violentes cette nuit à Nice. Tel qu’habituellement un soir de fête, pourrait-on dire.

Bonbons, sorts et gardes à vue. La nuit d’Halloween, du 31 octobre au 1er novembre, plusieurs fauteurs de trouble ont gâché la fête en décidant de prendre pour cible les forces de l’ordre. Et pour une part, en formation commando, semble-t-il.

Dans le secteur de la Gare du Sud, les policiers nationaux ont ainsi été attaqués au mortier d’artifice, dont les tirs peuvent causer des blessures gravissimes. Vingt individus s’étaient donnés le mot, tous vêtus de noir, ont décrit des sources à Nice-Presse. Prenant la fuite, deux personnes ont été interpellées.

Commissariat attaqué

Même topo ou presque dans la cité de l’Ariane. Plusieurs patrouilles ont dû essuyer des jets de projectiles et, là encore, des tirs de mortiers. Comme nous l’explique un agent, les gaz lacrymogènes ont dû être employés.

Le commissariat lui-même a été victime d’une tentative de dégradation avec les mêmes instruments. Une voiture et différents containers et poubelles ont été incendiés. Avec Halloween pour prétexte ?

Comme chaque année, les mesures préfectorales de restriction des ventes n’auront pas eu d’effet sur la barbarie de certains, les bandes réunissant des stocks d’armes par destination bien en amont des « réjouissances », se fournissant aussi via le web ou des réseaux parallèles. De son côté, le premier adjoint chargé de la sécurité Anthony Borré a fait état de « trois interpellations » menées avec le concours de la police municipale, tout en saluant « les forces de l’ordre engagées ce soir et cette nuit ». Pas une sinécure !

Partagez cette info

Fondé en 2019 par Clément Avarguès, Nice-Presse est un média d'Information Politique et Générale (IPG) reconnu par la CPPAP. Ce compte regroupe les travaux collectifs de notre équipe de journalistes professionnels, tous dédiés au décryptage de l’actualité des Alpes-Maritimes. De l’analyse des grands projets urbains à la mise en lumière de la vie des quartiers, notre rédaction privilégie le terrain et l’indépendance. Chaque article publié sous cette signature reflète l’exigence éditoriale du groupe et le respect strict de la Charte de Déontologie de Nice-Presse, garantissant une information certifiée et sans concession au service des Niçois.

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.