À Nice, la police municipale revoit son organisation pour augmenter sa présence dans les rues, notamment en soirée et la nuit. Certains agents sont redéployés sur le terrain et des secteurs chauds du centre-ville font l’objet d’une surveillance musclée.
ALERTE INFO - C’est peut-être le condensé le plus évocateur du sévère « n’importe quoi » qui sévit dans le coeur de ville.
Quartier Trachel, on deale près de l’accueil du poste de la police municipale, sur le trottoir en plein jour et on force les riverains à installer des grilles de prison jusque dans les halls des immeubles. Parcourir cette rue, surnommée « Cannabis Drive » par certains, est une plongée dans cette descente aux enfers causée par les (nombreux) narcotrafiquants. Et encore, les badauds croisés disent presque tous que « c’était bien pire avant ».
« Quoi qu’il en coûte sécuritaire »
Rien d’un hasard donc si le nouveau maire, Éric Ciotti (UDR), a choisi le coin pour sa toute première invitation aux médias locaux sur le thème de la sécurité. Ici et là, on le remercie de venir sur le terrain, on tend la main et des téléphones pour faire des selfies. Mais les attentes sont immenses. Les attentes, et la colère.
« À tous ces Niçois qui m’interpellent, je réponds que la Ville décrète un ‘quoi qu’il en coûte sécuritaire’. Nous agissons vite et fort et cela va se voir » promet l’édile notamment au micro de Nice-Presse, accompagné de sa première adjointe, l’ex-préfète Françoise Souliman, et du député Bernard Chaix (UDR).
Ainsi, « le 4 avril », la police municipale adoptera avant l’heure son dispositif estival, synonyme d’une présence accrue (passage de 10 à 17 patrouilles), en particulier en soirée et les nuits.
Dans un premier temps, par la multiplication des heures supplémentaires, pour quatre mois. Au fur et à mesure grâce aux nouveaux recrutements, en partie avec l’accueil d’effectifs ayant déserté les municipalités d’extrême gauche qui entendaient les désarmer, Saint-Denis en tête. Au moins une dizaine de contrats devraient être signés ce mois-ci.
Comme l’explique Françoise Souliman, dès à présent, 14 agents « de bureaux » sont redéployés dans les rues. Un mouvement de fond qui devrait se poursuivre. Pour ce qui est de Trachel, Éric Ciotti a décidé de mobiliser un véhicule et son équipage en surveillance continue, chaque jour de 7 à 19 heures.



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