Le député du Rassemblement national et candidat à la mairie de Marseille, Franck Allisio, a appelé mardi à instaurer « l’état d’urgence à Marseille » pour intensifier la lutte contre le narcotrafic, à la veille d’une réunion au sommet convoquée par Emmanuel Macron à l’Elysée sur cette question de sécurité.
Dans une déclaration transmise à l’AFP, l’élu marseillais affirme : « Je demande au président de la République, en tant que garant de l’unité de notre pays, de donner le premier coup décisif aux narcotrafiquants en décrétant un état d’urgence sur l’ensemble de la ville de Marseille », l’exhortant à assumer pleinement son rôle face à l’ampleur du narcotrafic.
Ce régime d’exception permettrait notamment au ministre de l’Intérieur d’interdire manifestations, cortèges, défilés ou rassemblements sur la voie publique, afin de concentrer les moyens de l’Etat sur la réponse sécuritaire face aux réseaux de drogue à Marseille.
Marseille : l’état d’urgence réclamé face au narcotrafic et aux violences liées aux trafics
Cette prise de position intervient en amont d’une réunion de crise à l’Elysée autour du chef de l’Etat, au cours de laquelle au moins quatre ministres, dont ceux de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que les directeurs de la police nationale, de la police judiciaire et le procureur de Marseille doivent faire le point sur « la mise en oeuvre de la loi narcotrafic » et sur « la situation à Marseille ».
Emmanuel Macron a convoqué cette rencontre après une série de faits divers particulièrement graves survenus ces derniers jours en France, dont le meurtre du frère du militant écologiste marseillais Amine Kessaci, engagé contre le narcobanditisme, un possible « crime d’avertissement » selon les premiers éléments avancés.
Pour Franck Allisio, cet épisode illustre « le franchissement d’un nouveau palier » dans une ville qu’il juge « en train de tomber » sous la domination de narcotrafiquants déterminés à « imposer leur loi », signe d’une violence qu’il estime désormais hors de contrôle dans la cité phocéenne.
Le député RN insiste sur la nécessité d’une réponse d’ampleur, estimant que « Si l’on veut combattre à armes égales avec les criminels, l’Etat français doit mobiliser dès maintenant le maximum de ses moyens », et plaide pour un recours rapide à tous les outils juridiques et opérationnels disponibles.
Selon l’entourage de l’élu, la réunion organisée à l’Elysée pourrait également aborder la question de la protection des candidats aux élections municipales de mars 2026, alors que les tensions liées au narcotrafic pèsent de plus en plus sur la vie politique locale.
- Ce qu’il faut retenir : Le député RN Franck Allisio demande l’instauration de l’état d’urgence à Marseille pour renforcer la lutte contre le narcotrafic. Cette requête intervient avant une réunion de crise à l’Elysée consacrée à la loi narcotrafic et à la situation sécuritaire dans la ville. L’entourage de l’élu évoque aussi la protection des candidats aux municipales de 2026 dans un contexte de violences croissantes.
Avec AFP






