À peine redescendues, les températures vont de nouveau grimper au-dessus des 35 degrés dans le Sud de la France dès ce week-end, marquant le troisième épisode de fortes chaleurs en un mois. Alors que quatre départements de la région demeurent en vigilance orange, les hôpitaux et les infrastructures électriques montrent des signes de faiblesse face à ce climat accablant.
L’asphalte n’a pas eu le temps de refroidir sous un ciel lourd qui refuse obstinément de nous accorder la moindre goutte. La France traverse depuis le 17 juin une vague de chaleur historique qui n’est toujours pas terminée. Les températures ont tout juste commencé à descendre qu’un troisième épisode de fortes chaleurs s’annonce en un peu plus d’un mois. Quatre départements du Sud-Est restent d’ailleurs maintenus en vigilance orange canicule jusqu’à mercredi.
La journée de mardi a été particulièrement éprouvante avec 39°C relevés à Uzès, 38,8°C à Nîmes, 35,7°C à Marseille et 33,2°C à Lyon.
Sur le littoral, le mercure devrait atteindre jusqu’à 35°C mercredi, et grimper jusqu’à 38°C dans l’intérieur de la Provence. Une baisse assez sensible des températures maximales est attendue jeudi, mais le répit sera de courte durée.
Le thermomètre s’affole de nouveau sur la région
Patrick Galois, prévisionniste de Météo-France, confirme « sans doute un nouvel épisode caniculaire à partir de ce weekend ». L’expert précise la situation de ces prochains jours : « A partir de vendredi et du weekend prochain, on s’attend à nouveau à des températures plus élevées (…), sans doute au-dessus de 35°C ».
Cette hausse est portée par des « conditions anticycloniques depuis le sud du pays », bien qu’il ajoute que « Toutes les régions ne seront pas forcément concernées ».
Le météorologue souligne également un « Phénomène aggravant » durant cette « transition moins chaude entre les deux » épisodes météorologiques. Les radars n’observent en effet aucun « épisode pluvieux soutenu qui apporte un peu d’eau ».
Des organismes mis à rude épreuve
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué lundi « la perspective d’une reprise d’un épisode caniculaire », exigeant des « décisions dans les jours qui viennent ».
Mardi, le chef du gouvernement a qualifié de « scandaleux » et « faux » le bilan de « 10.000 morts » avancé par les Ecologistes, se défendant de toute « inaction » face au changement climatique.
Le bilan sanitaire officiel s’alourdit indéniablement. Santé publique France recense un millier de décès supplémentaires par rapport à la normale depuis le 24 juin. Un chiffre qui s’ajoute aux 300 morts « en excès » comptabilisés lors du premier pic précoce survenu entre le 24 et le 28 mai.
L’épidémiologiste Basile Chaix de l’Inserm rappelle que les fortes chaleurs engendrent « entre 1.000 et 7.000 morts par an ».
Le chercheur avertit directement : « et l’on peut supposer que cet été, on sera plus proche de 7.000 que du millier ». Le gouvernement s’inquiète du nombre élevé de décès survenant à domicile.
Dans les établissements de santé, la situation se crispe. Les passages aux urgences de l’AP-HP ont bondi de 13% mardi pour atteindre 2.900 patients.
Nicolas Revel, directeur général des hôpitaux publics parisiens, a fait part de sa « préoccupation » quant à l’impact de ce climat sur les soignants. « Comme les Français, ils sont très fatigués », a-t-il concédé.
À l’hôpital de Lens dans le Pas-de-Calais, le thermomètre a atteint « jusqu’à 41°C » dans certains locaux du personnel et « jusqu’à 35°C dans les chambres » des malades.
Le secrétaire du CSE Force ouvrière, Patrice Ramillon, s’indigne de la gestion actuelle : « Je suis effaré qu’on ne retienne pas les leçons des crises ».
Son établissement ne compte actuellement que 24 climatiseurs mobiles et la direction prévoit d’en « commander des climatiseurs mobiles notamment » pour la prochaine vague.
Réseaux électriques et équipements en surchauffe
Au-delà des corps, le matériel cède face au mercure. Mardi soir, 8.000 clients restaient privés d’électricité, majoritairement dans le Nord et la capitale.
Le témoignage de Djamila, retraitée parisienne dont la mère vit au dixième étage d’un immeuble du XIXe arrondissement sans ascenseur, illustre ce calvaire quotidien.
« Ma mère, elle a 80 ans (…) elle est coupée du monde », déplore-t-elle face à l’absence d’« ni eau ni électricité ». Une situation poignante qui lui fait dire : « Ça me rappelle le Covid ».
Les professionnels subissent de lourdes pertes financières. À Bordeaux, le restaurant Le Beau Lieu a perdu plus de 4.000 euros à cause d’une panne de ses réfrigérateurs et chambres froides le week-end dernier.
Stéphane Maire, conseiller d’exploitation de l’établissement, constate les limites du matériel : « il faut étudier des solutions pour les équipements, pour l’instant, ça n’est pas adapté ».
Nos voisins européens brûlent tout autant. La ville croate de Split a affiché un record de 39,5°C mardi, tandis que la Slovaquie est montée à 41,3°C à Kamenica nad Hronom.
De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis s’attendent à un épisode extrême cette semaine qui pourrait affecter le Mondial de football et les festivités du 250e anniversaire du pays, le 4 juillet.
Nice-Presse avec agence






Même température hier à Paris … Et personne n’a parlé du « retard » de 45mn de Macron pour son R. V. aux Armées ! C’est une honte, marre de voir cet individu vouloir nimontrer qu’il est le « chef », en faisant subir aux soldats en uniforme de rester sous un soleil de plomb. Il est dangereux, malsain, c’est le vice incarné. L’an prochain, j’espère que ce 14 juillet sera notre 14 juillet notre fête nationale. 🇨🇵