L’industriel italien Marcegaglia dévoile ce lundi un plan de 600 millions d’euros lors du sommet Choose France pour moderniser son site de Fos-sur-Mer. Le projet Mistral prévoit la construction d’une nouvelle usine pour propulser la production locale d’acier à plus de deux millions de tonnes d’ici 2028. L’ancienne infrastructure d’Ascometal devient ainsi un pôle industriel majeur alimenté par l’énergie nucléaire.
Le paysage industriel bucco-rhodanien s’apprête à changer d’échelle, loin des vieux clichés d’usines enfumées. L’entreprise sidérurgique familiale a annoncé dimanche un nouvel apport considérable de 600 millions d’euros dédié à ses infrastructures méridionales. Ce montant vient doubler l’effort déjà consenti par le groupe, portant l’enveloppe globale à 1,2 milliard d’euros.
Cette annonce, formalisée lundi au neuvième sommet Choose France, marque une véritable relance pour le territoire. L’entité italienne souligne que ce plan « donnera naissance à la première aciérie en France depuis plus de 50 ans et au premier grand laminoir depuis cette période ».
Capacité de fabrication largement multipliée
La reprise de l’ancienne usine Ascometal en mai 2024 a posé les fondations de ce déploiement. Antonio Marcegaglia, actionnaire aux côtés de sa sœur Emma, affiche l’ambition de moderniser le four existant tout en bâtissant une infrastructure inédite.
La cadence de fabrication va connaître une ascension fulgurante. L’objectif fixé prévoit d’atteindre environ 2,1 millions de tonnes d’ici mi-2028. Il s’agit d’un bond monumental par rapport aux 100 000 à 150 000 tonnes sorties des lignes actuellement.
Souveraineté
La future installation s’appuiera sur un contrat d’approvisionnement en électricité d’origine nucléaire à prix compétitif, scellé il y a un an avec EDF. La direction précise que la structure « intégrera l’intelligence artificielle et sera alimentée par une électricité décarbonée, visant des performances de référence en sobriété énergétique et en empreinte carbone ».
Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie, perçoit cette évolution comme un enjeu dépassant la simple logique environnementale. Elle a déclaré à La Provence : « L’électrification n’a pas seulement des objectifs climatiques et environnementaux, mais il s’agit bien d’une vraie stratégie de réindustrialisation et de souveraineté économique de la France qui lui permettra de sortir de ses dépendances tout en s’affirmant comme le champion européen de l’industrie verte ».
Nice-Presse avec agence






C’est quand même mieux quand c’est un industriel que quand c’est un financier…
Un ancien d’Asco…