Face à la prolifération inquiétante du protoxyde d’azote, devenu une drogue récréative banalisée malgré ses ravages sanitaires, la Ville de Nice appelle à taper bien davantage du poing sur la table.
Cet été, un arrêté municipal a interdit la consommation, la détention et l’abandon de protoxyde d’azote sur l’espace public. Mais malgré ces mesures, les services municipaux continuent de constater une prolifération de cartouches et de bouteilles sur les trottoirs et les places. Pollution visuelle, insalubrité, risques sanitaires et de sécurité : le phénomène n’est pas anodin !
Aussi, à compter du 1er octobre 2025, la Ville franchira une nouvelle étape : l’interdiction de vente du protoxyde d’azote aux adultes, sauf aux professionnels dûment autorisés. Jusqu’ici, seule la vente aux mineurs était prohibée.
Estrosi hausse le ton : « L’État doit prendre ses responsabilités »

« Les collectivités locales sont contraintes d’agir pour pallier l’absence de législation nationale », rappelle Christian Estrosi. Sensibilisation, contrôles renforcés, partenariat avec les commerçants, mobilisation de la police municipale et des services de propreté : la municipalité ne ménage pas ses efforts.
Mais pour l’édile, il faut aller plus loin : « Après l’interdiction de consommation cet été, l’interdiction de vente en octobre marque un pas décisif. Mais seule une loi permettra d’endiguer durablement ce fléau, avec des sanctions plus fortes et claires. L’État doit agir rapidement pour protéger nos jeunes et préserver l’espace public. »
Derrière son apparente innocuité, le protoxyde d’azote entraîne de graves risques : troubles neurologiques, cardiovasculaires et psychologiques chez les consommateurs, mais aussi incidents lourds dans les installations de traitement des déchets. Autant de dangers qui exigent une réaction ferme et coordonnée, d’après la commune.



Tiens il se bouge quand même