Un rapport d’expertise alerte sur un danger pour les deux orques de Marineland, à Antibes, de rester dans des bassins jugés en décrépitude. Lundi après-midi, le ministère de la Transition écologique doit réunir l’ensemble des parties prenantes pour une réunion consacrée à leur avenir.
Dans ce rapport, dont l’AFP a obtenu une copie, deux vétérinaires mandatés par la justice à la demande de l’ONG Sea Shepherd estiment que l’état de santé des deux orques et des douze dauphins encore présents dans le parc, fermé depuis plus d’un an, est compatible avec un maintien sur place comme avec un transfert.
Des bassins fragilisés
L’alerte porte d’abord sur les infrastructures. Le complexe de cinq bassins où évoluent Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans), construit en 2001, présente une « dégradation structurelle avancée », écrivent les vétérinaires.
Selon le rapport, ces bassins restent fonctionnels grâce à des travaux de maintenance. Mais ils seraient fragilisés par des mouvements du sous-sol, avec la perspective d’un effondrement généralisé pouvant survenir à tout moment.
🐬 Quel avenir pour les orques et dauphins du Marineland d’Antibes ?
— TF1Info (@TF1Info) February 16, 2026
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Le document insiste sur un scénario jugé critique : si un tel effondrement se produisait, il ne serait pas possible de transférer en urgence les orques vers un autre bassin, faute de matériel et de personnel adéquats présents en permanence sur place. Dans ce cas, la seule issue envisagée serait l’euthanasie des animaux.
Transfert encore incertain pour Wikie et Keijo
La direction de Marineland réclame depuis plus d’un an de pouvoir transférer les deux orques vers un autre parc. Le ministère de la Transition écologique a refusé un transfert vers le Japon, puis a assuré que les autorités espagnoles refusaient un transfert vers un parc à Tenerife.
En décembre, le ministre Mathieu Lefèvre a relancé l’hypothèse d’un transfert vers un sanctuaire en Nouvelle-Écosse. Mais, d’après le rapport, ce sanctuaire n’est encore qu’un projet, et la préparation des orques nées à Antibes pour la semi-liberté dans les eaux canadiennes risque de prendre du temps.
Les vétérinaires rappellent aussi un élément lié au comportement des animaux. Les orques sont décrites comme des animaux sociaux ayant besoin de vivre en groupe. Avant la loi de 2021 interdisant à terme le maintien de cétacés en captivité en France, la réglementation imposait qu’elles soient au moins trois.
Les dauphins pourraient rester, Beauval en option
Le rapport distingue la situation des douze dauphins encore présents dans le parc. Il conclut que ces dauphins sont en groupe suffisant et disposent de bassins jugés assez corrects pour pouvoir rester sur place.
Cette appréciation renforce, selon le document, le projet d’une structure d’accueil au ZooPark de Beauval. Une perspective qui se heurte toutefois à l’opposition de nombreuses ONG.
La réunion prévue lundi après-midi au ministère de la Transition écologique doit rassembler l’ensemble des parties prenantes autour de ces éléments, alors que le rapport met en avant la fragilisation des bassins des orques et l’enjeu pratique d’une prise en charge en cas d’urgence.
Pourquoi c’est important
- Un rapport d’expertise évoque un risque d’effondrement des bassins des orques de Marineland, avec un scénario d’urgence où l’euthanasie serait la seule option.
- L’avenir de Wikie et Keijo reste suspendu à des pistes de transfert contestées ou incertaines, dont un sanctuaire en Nouvelle-Écosse encore au stade de projet.
- Le rapport estime que les douze dauphins peuvent rester dans des conditions jugées plus correctes, ce qui favorise l’idée d’une structure d’accueil à Beauval malgré l’opposition d’ONG.










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