Un animateur de 25 ans travaillant dans un centre aéré de Morières-Lès-Avignon a été mis en examen pour agressions sexuelles sur trois jeunes enfants. Placé sous contrôle judiciaire strict mercredi et écarté du Vaucluse, le jeune homme fait l’objet d’une enquête déclenchée le 10 juin par la plainte d’une mère de famille. Les investigations se poursuivent désormais pour identifier d’éventuelles autres victimes.
Les portes de la structure d’accueil se sont refermées sur une atmosphère lourde d’inquiétude pour les parents de la commune. Tout a basculé le 10 juin dernier, lorsqu’une mère s’est présentée aux autorités. Cette démarche visait directement un travailleur de 25 ans. Cette mère de famille a expliqué être celle « dont le fils aurait été victime d’agressions sexuelles de la part d’un animateur exerçant au sein d’un centre aéré ».
L’accumulation des signalements
Rapidement, le dossier s’est assombri. Une nouvelle alerte a surgi pendant les premières recherches menées par les forces de l’ordre.
La justice a en effet noté qu’« une deuxième dénonciation est intervenue pour des faits similaires commis au préjudice d’une fillette ». Les victimes identifiées dans ce dossier sont âgées de trois à quatre ans.
L’un de ces très jeunes enfants a pu être entendu par les enquêteurs. Parallèlement, le parquet a reçu la notification de deux autres plaintes.
Une mise à l’écart immédiate
Le profil du suspect interroge. Cet individu « est inconnu tant des services de police que de la justice ». Face à la gravité des éléments recueillis, la municipalité a prononcé sa suspension immédiate pour une durée de six mois.
L’homme a été placé en garde à vue mercredi avant d’être mis en examen du chef « d’agressions sexuelles sur mineurs au préjudice de trois enfants ». Il reste libre mais encadré par des mesures judiciaires drastiques.
Ses obligations lui imposent des soins et un suivi renforcé. Il a l’interdiction stricte de paraître dans le Vaucluse, d’approcher les établissements scolaires ou d’exercer une profession au contact de la jeunesse.
Un accompagnement pour les proches
Il lui est également formellement défendu d’entrer en relation avec les enfants, leurs proches ou les témoins de l’affaire. L’Association d’aide aux victimes (Amav) s’est saisie du versant humain de cette procédure.
L’organisme a pris contact avec l’ensemble des foyers identifiés. L’objectif est de leur fournir un appui psychologique et de les orienter sur le plan juridique.
L’affaire ne s’arrête pas là. Les autorités cherchent à faire toute la lumière sur le parcours professionnel du mis en cause. Les « investigations vont se poursuivre sous la direction du magistrat instructeur afin notamment d’identifier de potentielles autres victimes ».






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