À l’heure où le coût de la vie flambe et les retraites stagnent, le viager revient sur le devant de la scène immobilière. À Nice, Benjamin Mondou, président du groupe Century 21 Lafage, voit dans cette formule bien plus qu’une opération financière : « Le viager est aujourd’hui un acte social. »
“Quand j’ai commencé, je n’étais pas fan. Spéculer sur la vie des gens, ça me posait problème” confie Benjamin Mondou. C’est un de ses collaborateurs, ancien assistant pour personnes handicapées, qui l’a convaincu en l’emmenant à une visite.
“J’ai rencontré une dame de 78 ans, institutrice à la retraite avec seulement 1.200 euros par mois. Elle m’a dit : Ce n’est pas vous qui êtes à plaindre, c’est moi. Le viager me permet de rester chez moi, de prendre un taxi, d’aller chez le coiffeur…”
Depuis, l’entrepreneur niçois ne cesse de défendre cette solution, à mi-chemin entre acte solidaire et placement immobilier stratégique.
Libre ou occupé : deux façons d’investir

“Le viager permet aux retraités de compléter leurs revenus sans quitter leur logement. De l’autre côté, les investisseurs bénéficient d’une décote moyenne de 30% sur le prix du bien.”
Il existe deux types de viager. Le viager libre permet à l’acquéreur d’habiter ou de louer le bien immédiatement. Le viager occupé, beaucoup plus courant - “80% des ventes” selon Benjamin Mondou - laisse l’occupant vivre dans son logement jusqu’à son départ.
Dans les deux cas, l’acquéreur règle un bouquet (somme versée au moment de l’achat) puis une rente mensuelle. “En moyenne, chez nous, les bouquets vont de 50.000 à 100.000 euros, avec des rentes de 500 à 1.000 euros par mois.”
Mutualiser les risques : une stratégie d’avenir
Parce que l’espérance de vie reste un facteur imprévisible, Benjamin Mondou conseille de mutualiser le risque.
“Plutôt que d’acheter un seul viager, mieux vaut en acquérir plusieurs via une SCI ou un achat collectif. À 10 personnes, pour un bouquet de 50.000 euros, chacun mettrait seulement 5.000 euros et partagerait la rente.”
Un mode d’investissement accessible pour ceux qui disposent d’un peu de liquidités et veulent sécuriser leur épargne. “Je préfère largement ça à laisser de l’argent dormir en bourse !”
Le viager a le vent en poupe
Face à l’explosion du coût de la vie, les demandes de vente en viager se multiplient. “Les gens veulent rester chez eux. Cela leur permet d’éviter un départ prématuré en EHPAD ou de mieux le financer plus tard.”
Parmi les biens disponibles, un superbe appartement 3 pièces de 85m² en viager occupé au Vinaigrier attire déjà l’attention.
Situé en étage élevé d’une résidence de standing avec parc et piscine, il dispose d’une terrasse plein sud offrant une vue époustouflante sur la mer. Valeur vénale : 1.290.000€, bouquet demandé : 765.000€, rente mensuelle : 1.830 euros.
Contenu proposé avec Nice-Presse Stories. La rédaction de Nice-Presse n’a pas participé à la réalisation de cet article.











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