C’est acté, en plus de quelques candidatures de témoignage, la gauche se présentera au premier tour de l’élection municipale niçoise avec deux listes distinctes. D’un côté les socialistes, écologistes et communistes, d’un autre LFI 06, alliée à des associations et collectifs citoyens. Insoumis qui épinglent la stratégie de leurs camarades.

« Sur le terrain, on se rend compte que peu de monde connaît Juliette Chesnel-Le Roux, alors qu’elle siège au Conseil municipal depuis plusieurs mandats… » Le tacle n’est pas bien méchant, mais il illustre bien le fossé qui s’est creusé entre la France Insoumise niçoise, le parti de Jean-Luc Mélenchon, et les formations plus historiques de la gauche.

Lesquelles sont accusées de manquer d’implantation dans les quartiers, et d’assez peu représenter la ville. C’est en tous les cas ce que sous-entend LFI, qui a souhaité travailler sur une liste à part, plus citoyenne, notamment avec Viva!.

Anne-Laure Chaintron, oratrice insoumise en ville, le développera dans Nice-Presse Dimanche ce 5 septembre.

Pour elle, PS, PCF et Écologistes « ont tout verrouillé très tôt. Qu’ils assument. Nous, on a proposé une méthode, une place réelle pour la société civile. Les portes n’étaient pas ouvertes ? Très bien, on fait notre route » assume-t-elle.

« L’objectif est d’arriver en position de force au soir du premier tour (histoire de mener les négociations en cas de fusion des listes avant le second tour, NDLR). »

La liste, « un mélange assumé »

Et que répondre à ceux qui estiment que LFI a fait exprès de brusquer les discussions avec le reste de la gauche pour pouvoir faire cavalier seul ? « Ça s’appelle… une négociation. On ne « pose » pas des totems, on construit une équipe crédible et pluraliste. Une liste municipale, c’est une équipe qui va siéger et travailler ensemble pendant six ans. On veut des syndicalistes, des associatifs, des habitants des quartiers, des techniciens des politiques publiques. »

« Nous dévoilerons notre tête de liste le 12 octobre prochain » explique encore Anne-Laure Chaintron. « Détrompez-vous, il ne s’agira peut-être pas d’Olivier Salerno ou de moi (sourire). Un mélange assumé : figures de la société civile, militants de terrain, acteurs des quartiers populaires, compétences reconnues (logement, éducation, mobilités). Des visages connus, d’autres émergents, bien sûr. Pas des professionnels de la politique, mais des gens fiables et disponibles ».

Partagez cette info

Fondateur de Nice-Presse à 20 ans (2019) et plus tard de Menton-Presse (2026), Clément Avarguès est diplômé de l'EDJ Nice. Ancien chroniqueur politique pour BFM Nice Côte d'Azur (2022-2024), il est spécialisé dans l'analyse des grands projets locaux et les interviews. Résident niçois depuis dix ans et signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction, il dirige la stratégie éditoriale du groupe avec un engagement fort pour la transparence et l'indépendance.

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.