Municipales 2026 - À une semaine du second tour, le patron des Républicains Bruno Retailleau appelle les électeurs de droite à se rassembler derrière leurs candidats. Le dirigeant du parti affirme que la droite s’est « renforcée » au premier tour et estime que ses listes sont en position de l’emporter dans de nombreuses villes face à la gauche ou au Rassemblement national.
Au lendemain du premier tour des municipales, la droite tente de se mobiliser pour la dernière ligne droite. Dimanche, le président des Républicains Bruno Retailleau a lancé un appel appuyé à l’unité des électeurs de son camp avant le second tour prévu dans une semaine.
Objectif affiché : rassembler derrière les candidats LR encore en lice et éviter toute dispersion des voix dans les villes où la droite espère l’emporter.
Un appel à l’unité avant le second tour
« J’appelle au grand rassemblement des électeurs de droite derrière nos candidats qui sont en mesure de battre la gauche ou le Rassemblement national dimanche prochain », a affirmé l’ancien ministre de l’Intérieur.
Dans ce message adressé aux électeurs, Bruno Retailleau a également insisté sur la nécessité d’éviter toute division entre les formations de droite.
Il a appelé à écarter « la diversion et la dispersion », estimant que ces divisions pourraient empêcher la droite de transformer ses résultats du premier tour en victoires lors du second.
Selon lui, Les Républicains ont réalisé un premier tour solide. Le patron du parti affirme que LR « ou une liste allié arrivent en tête dans près d’une commune sur deux de plus de 9.000 habitants ».
Consigne de vote
À l’approche du second tour, Bruno Retailleau a aussi répété la consigne de vote qu’il défend depuis le début de la campagne municipale.
« Pas une voix pour LFI », a-t-il martelé.
Le dirigeant de la droite a toutefois élargi cet appel à d’autres formations de gauche lorsque celles-ci s’allient avec La France insoumise.
Il a ainsi visé « les socialistes, écologistes ou communistes qui se sont alliés avec l’extrême gauche au premier tour ou qui vont s’allier (avec elle) cette semaine entre les deux tours ».
Durant la campagne, le responsable politique avait dénoncé 112 « accords de la honte » conclus selon lui entre LFI et d’autres partis de gauche lors du premier tour.
Le Parti socialiste a répliqué en dénonçant des « fusions cachées et silencieuses » entre la droite et l’extrême droite.
Des villes clés dans le viseur de la droite
Dans plusieurs grandes villes, la droite espère transformer les résultats du premier tour en basculement politique.
C’est notamment le cas à Besançon, ville de gauche depuis près d’un siècle. Le candidat LR Ludovic Fagaut y est arrivé en tête au premier tour avec 38 % des voix, devant la maire écologiste sortante Anne Vignot.
Les Républicains espèrent également reprendre Paris à la gauche avec leur candidate Rachida Dati.
Le parti regarde aussi vers Lyon, où l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas est engagé dans la bataille municipale.
La situation apparaît en revanche plus incertaine à Marseille. Selon les premiers résultats, la candidate LR Martine Vassal se maintiendrait de justesse au second tour avec environ 13 % des voix.
Ce qui est important
- La droite espère notamment l’emporter à Besançon, Paris ou Lyon, tandis que la situation apparaît plus fragile à Marseille.
- Bruno Retailleau appelle les électeurs de droite à se rassembler derrière les candidats LR pour le second tour des municipales.
- Le patron des Républicains affirme que son parti arrive en tête dans près d’une commune sur deux de plus de 9.000 habitants.



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