Municipales 2026. Dans Nice-Presse Dimanche le 16 novembre, Olivier Salerno, colistier auprès de Mireille Damiano et orateur de la France insoumise, détaillait la vision de rupture promise au coeur de cette campagne électorale par le « Nice Front populaire ».

De quoi vivrait Nice si l’on venait à réduire le tourisme ?
Le sur-tourisme n’est pas un avenir, c’est une dépendance. Si une crise sanitaire, économique ou climatique survient, Nice s’effondre. Il n’y a pas de « plan B ». Nous, ce que l’on souhaite, c’est justement d’en construire un.
Cela passe d’abord par le développement d’une agriculture métropolitaine capable de nourrir nos cantines, nos Ehpads, nos restaurants municipaux avec du local. Il y a ensuite tout le champ de la transition écologique. Ce sont des milliers d’emplois. Le transport public aussi, si on refait le maillage de la métropole avec des solutions multimodales et moins dépendantes de la voiture. Sortir du « tout tourisme », ça ne veut pas dire supprimer des emplois. Ça veut dire en créer d’autres, plus durables et mieux répartis.
La Plaine du Var est parfois critiquée. Qu’est ce qui n’aurait pas été « bien fait » ?
Elle est le symbole de ce qui ne va plus. On a bétonné ce qui était l’une des zones les plus fertiles du département, un bassin d’emplois agricoles historique, et on a remplacé tout ça par des projets sans vision, des effets d’annonce, des zones commerciales qui n’emploient quasiment plus personne. Et surtout, on a créé une bombe à retardement climatique. Quand les pluies inondent les vallées de la Tinée ou de la Roya, il faut des sols capables d’absorber. Si on met du béton partout, on prépare la prochaine catastrophe. Donc notre ligne est claire : stop au béton.
Un « institut de la mer » au port de Nice, que vous aviez évoqué en 2020, est-ce toujours une idée forte ?
Oui, et plus que jamais. Parce que le projet actuel pour le port, c’est de le transformer en mini-Monaco. Une marina de luxe de plus. Je suis désolé, mais Nice n’est pas à vendre. Nous voulons une ville apaisée, pas une vitrine pour milliardaires.
À l’inverse, nous proposons d’en faire un pôle de recherche et de connaissance, un lieu où le CNRS, les climatologues, les laboratoires, les écoles, travailleraient ensemble sur la Méditerranée. Parce qu’elle est l’un des écosystèmes les plus fragiles du monde. Qu’est-ce que l’on fait ? On continue à bétonner et à accueillir des super-yachts ? Ou on y installe un projet utile, intelligent, tourné vers l’avenir, qui crée des emplois qualifiés ? Pour nous, le choix est vite fait !






