Municipales 2026 - Le Rassemblement national a retiré l’investiture de sa tête de liste à Carpentras, Christian Richaud Simoni, après la révélation d’anciens tweets racistes et sexistes publiés en 2017. Pointés par Libération, ces messages ont conduit le parti à suspendre immédiatement son candidat et à annoncer la désignation prochaine d’un remplaçant, à quelques mois des élections municipales.
Stupeur et embarras au sein du Rassemblement national. En l’espace de quelques heures, la candidature de Christian Richaud Simoni à Carpentras a basculé. Après la publication d’un article de Libération mettant en lumière d’anciens messages polémiques, le parti a choisi de couper court à la polémique en retirant son soutien officiel.
Une investiture retirée après les révélations de Libération
Dans un communiqué diffusé sur X, le délégué départemental du RN dans le Vaucluse, Thierry d’Aigremont, explique que le parti a pris connaissance de ces publications par voie de presse. Il évoque « de vieilles publications datant de 2017 mises en ligne sur les réseaux sociaux » par le candidat, découvertes « avec stupéfaction ».
Selon ce communiqué, ces messages sont jugés incompatibles avec la ligne politique du parti. Le RN affirme « désapprouver et condamner sans réserve ces messages », qu’il assure ne pas avoir connus auparavant, et les qualifie de « totale contradiction avec les valeurs et le projet portés » par la formation politique.
Face à cette situation, la commission nationale d’investiture a décidé de retirer immédiatement son soutien au candidat. Christian Richaud Simoni est également suspendu du parti, dans l’attente d’une convocation devant les instances disciplinaires.
Des tweets racistes et sexistes au cœur de la polémique
L’article de Libération publié en début de semaine fait état de dizaines de « tweets racistes et injurieux », dont certains visaient des personnalités publiques. Parmi les personnes ciblées figurent notamment la députée LFI Danièle Obono ou encore le comédien Omar Sy.
Ces messages, pour la plupart publiés en 2017, avaient depuis été supprimés. Leur redécouverte a toutefois relancé un débat sur le passé numérique des candidats et sur la vigilance des partis politiques lors des investitures.
D’après Ici Provence, Christian Richaud Simoni a supprimé son compte mercredi matin, avant de le réactiver quelques heures plus tard, avec près de 300 publications en moins. Un geste interprété comme une tentative d’effacer les traces de cette période controversée.
Le RN promet un nouveau candidat à Carpentras
Dans son communiqué, le Rassemblement national assure qu’une nouvelle tête de liste sera désignée « très prochainement » pour la ville de Carpentras. L’objectif est de relancer rapidement la campagne locale, fragilisée par cette affaire.
Ce retrait intervient dans un contexte sensible, à l’approche des municipales, où chaque polémique peut peser sur les équilibres électoraux. À Carpentras, le parti entend désormais tourner la page et éviter que cette controverse ne s’installe durablement dans le débat local.
Un précédent lors des législatives de 2024
Cette affaire rappelle un épisode similaire survenu lors des élections législatives de 2024. À l’époque, plusieurs dizaines de candidats du RN avaient été épinglés pour des propos litigieux publiés sur les réseaux sociaux, souvent à caractère raciste.
Face à l’ampleur des révélations, le président du parti, Jordan Bardella, avait reconnu la présence de « brebis galeuses » parmi les prétendants à la députation. Une séquence qui avait déjà mis en lumière les difficultés du mouvement à contrôler le passé numérique de ses candidats.
Avec l’affaire de Carpentras, le RN se retrouve de nouveau confronté à ces enjeux d’image et de crédibilité. La gestion rapide du dossier vise à montrer une volonté de fermeté, tout en rappelant les limites des procédures de vérification internes.
Pour le parti, l’enjeu est désormais double : restaurer la confiance auprès de ses électeurs locaux et éviter que ce type de polémique ne se reproduise à l’approche des prochaines échéances électorales.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









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