Municipales 2026 - Eric Ciotti arrive nettement en tête du premier tour face au maire sortant Christian Estrosi selon plusieurs estimations publiées dimanche soir. Dans la cinquième ville de France, le candidat de l’Union des droites et du RN devancerait largement l’édile Horizons, tandis que les listes de gauche restent à distance.
Dans la soirée électorale niçoise, les premières estimations dessinent un duel serré mais déséquilibré entre deux anciens alliés devenus adversaires.
Eric Ciotti, candidat de l’Union des droites et du RN à Nice, est largement devant son frère ennemi, le maire sortant Christian Estrosi (Horizons), au premier tour des élections municipales dimanche, selon plusieurs estimations publiées par différents instituts.
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— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 15, 2026
Éric Ciotti en tête du premier tour des municipales 2026 à Nice, dix points devant Christian Estrosi
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D’après une estimation Ipsos BVA Cesi Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN, Eric Ciotti recueillerait 41,9% des voix contre 31% pour Christian Estrosi. Juliette Chesnel-Le Roux, tête d’une liste PS-PCF-écologistes, serait créditée de 12,2%.
Une autre estimation réalisée par Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio donne des résultats comparables. Eric Ciotti y est évalué à 42,5%, tandis que Christian Estrosi atteindrait 31,6%.
La gauche loin derrière dans les estimations
Une troisième estimation, réalisée par Elabe pour BFM TV, RMC et Le Figaro, confirme des ordres de grandeur similaires pour les deux principaux candidats.
Dans cette projection, Mireille Damiano, tête d’une liste LFI-Viva, serait à 10%. Les deux premières estimations la placent toutefois juste en-dessous de la barre de qualification pour le second tour.
Juliette Chesnel-Le Roux et Mireille Damiano sont restées largement en retrait dans cette campagne dominée par le face-à-face entre les deux anciens piliers de la droite locale.
Les deux responsables de gauche ont à plusieurs reprises estimé que leurs adversaires représentaient pour elles « les deux faces d’une même pièce ».
Un duel Estrosi-Ciotti au cœur du scrutin
La confrontation entre Eric Ciotti et Christian Estrosi structure depuis des mois la campagne municipale dans la capitale de la Côte d’Azur.
Les deux hommes, longtemps alliés au sein de la droite républicaine, incarnent désormais deux trajectoires politiques opposées. Christian Estrosi s’est rapproché du macronisme tandis qu’Eric Ciotti a choisi de s’allier à l’extrême droite.
Dans ce contexte, l’enjeu du scrutin dépasse le seul cadre municipal. Leur duel est observé à l’échelle nationale à un an de l’élection présidentielle.
Christian Estrosi, candidat à un quatrième mandat, avait été largement réélu lors du scrutin municipal précédent avec près de 60% des voix en 2020.
La question d’une fusion à gauche
Malgré les appels de Christian Estrosi à faire « barrage à l’extrême droite » dans la cinquième ville de France, le maire sortant ne devrait pas pouvoir compter sur un retrait des listes de gauche.
Dimanche soir, le principal débat entre les deux formations de gauche portait sur une éventuelle fusion entre les listes.
Mireille Damiano s’y est montrée favorable, tandis que Juliette Chesnel-Le Roux l’a pour l’instant refusée.
Dans cette campagne, Eric Ciotti a mis en retrait les enjeux nationaux et les thèmes habituellement associés à sa ligne politique, comme l’immigration. Il a présenté une liste éclectique, officiellement sans étiquette.
Le scrutin se déroule dans une ville très touristique mais marquée par de fortes inégalités sociales, où plus d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté.
Ce qui est important
- Les listes de gauche restent loin derrière et discutent d’une possible fusion en vue du second tour.
- Eric Ciotti arrive largement en tête du premier tour à Nice selon plusieurs estimations publiées dimanche soir.
- Christian Estrosi, maire sortant candidat à un quatrième mandat, est nettement distancé dans ces projections.



Estrosi multiplie depuis dimanche soir les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche.
Estrosi, prêt à tout, animé par l’opportunisme et la soif du pouvoir, révèle ici sa véritable nature.