Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a détaillé mardi à Nice son projet d’instaurer une part de capitalisation dans le système des retraites. Lors d’un colloque de son parti politique, l’élu a proposé de rediriger progressivement 9 % du salaire brut vers des fonds spécifiques sur une période de quinze ans. Cette annonce fait écho aux récentes déclarations de son alliée Marine Le Pen sur ce même sujet.
Les calculettes sont de sortie et l’heure est aux grandes manœuvres financières. À la tribune d’un colloque organisé mardi par son parti sur la Côte d’Azur, Eric Ciotti a jeté un pavé dans la mare du modèle social. Le maire de Nice n’y est pas allé par quatre chemins face à son auditoire. « Notre système de répartition (…) n’est plus viable à long terme », a affirmé l’élu azuréen. L’ancien dirigeant des Républicains, désormais à la tête de l’UDR et allié du Rassemblement national depuis deux ans, défend une transformation structurelle.
Le député avait soutenu le report de l’âge légal à 64 ans par le passé. Il regrette d’ailleurs ouvertement la suspension de cette mesure par le gouvernement actuel de Sébastien Lecornu.
Entourés d’experts reconnus, nous avons présenté hier notre projet de redressement économique pour la France.
Baisse des impôts, retraites par capitalisation, simplification, soutien au travail, à l’épargne et à l’innovation : nous sommes prêts à gouverner avec nos alliés du RN. pic.twitter.com/RVeG48FheM— Eric Ciotti (@eciotti) June 24, 2026
Un nouvel étage à construire
Pour l’édile niçois, repousser le départ des travailleurs ne suffit plus. « On peut indéfiniment jouer sur le curseur de l’âge, mais ça ne sera pas définitif », a assuré le parlementaire.
L’idée avancée consiste à préserver le socle actuel tout en lui ajoutant un niveau supplémentaire. « La réponse la plus pertinente, c’est l’introduction d’une dose de capitalisation », a expliqué Eric Ciotti. Il se dit favorable au maintien de la répartition à laquelle viendrait s’arrimer « un étage » dédié.
Concrètement, le patron de l’UDR plaide pour une « montée en puissance » du dispositif. Si une durée de 9 années a d’abord circulé mardi, l’entourage de l’élu a précisé mercredi que le calendrier visé s’étalerait finalement sur 15 ans.
Piocher dans l’épargne et les excédents
L’objectif affiché est de « passer progressivement » à un prélèvement de 9% sur le salaire brut. Ces sommes seraient directement redirigées vers des fonds d’investissement spécifiques.
Mais comment lancer une telle machine ? Eric Ciotti suggère de puiser dans les réserves du régime complémentaire Agirc-Arrco pour « amorcer le fonds de transition ». L’élu envisage aussi « la mobilisation de l’épargne qui existe vers ce fonds de transition ». Des positions assumées comme nettement plus libérales que celles portées par le parti à la flamme.
Ces annonces résonnent avec les prises de position récentes du RN. Marine Le Pen s’était montrée ouverte, il y a dix jours, à l’instauration d’une part de capitalisation « volontaire ».
L’ancienne candidate à la présidentielle ciblait spécifiquement ce mécanisme « pour ceux qui le peuvent ». Elle avait toutefois tenu à nuancer son propos dans la foulée. « je suis bien consciente que ça ne suffit pas puisque l’objectif prioritaire, c’est de protéger les retraites de ceux qui n’ont pas les moyens de mettre en œuvre cette capitalisation volontaire ».
Nice-Presse avec dépêche






Mr Ciotti et ses adjoints du RN, les amis du Peuple qui préfèrent loger des touristes que des niçois.… préserver les pauvres propriétaires dont la plupart ne vivent pas à Nice voire même très loin de notre ville alors que ces gens réalisent des plus values immobilières à plusieurs chiffres…le masque tombe, vive le fric 😬