Deux jeunes hommes âgés de 19 et 23 ans ont été interpellés, mis en examen et écroués après le meurtre d’un homme de 23 ans, tué par balles le 7 janvier dernier à Grasse. Une affaire sur fond de criminalité organisée, encore entourée de zones d’ombre, alors que la justice n’évoque à ce stade aucun mobile précis.
Les coups de feu ont retenti en fin d’après-midi, en plein centre-ville. Une scène brutale, survenue dans un secteur fréquenté, qui a immédiatement mobilisé les enquêteurs. À l’intérieur d’un véhicule, un jeune homme de 23 ans, déjà connu des services de police, est mortellement atteint par plusieurs balles. À ses côtés, un passager, lui aussi touché par la procédure judiciaire, mais dans un rôle qui reste à clarifier.
Règlement de comptes ?
Les faits se sont produits alors que la victime se trouvait dans une voiture, accompagnée d’un autre homme. Ce passager a rapidement été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Les investigations ont toutefois pris une tournure plus complexe : selon les premiers éléments judiciaires, il pourrait avoir été lui-même visé lors de l’attaque armée.
Une information judiciaire a ainsi été ouverte des chefs de meurtre en bande organisée et de tentative de meurtre en bande organisée. Une qualification lourde, qui souligne la gravité des faits et laisse entrevoir une action préparée, impliquant plusieurs protagonistes.
Deux suspects interpellés par les policiers de Nice et de Grasse
Les investigations ont conduit à l’interpellation de deux suspects âgés de 19 et 23 ans, respectivement arrêtés les 11 et 14 janvier. Les opérations ont été menées conjointement par la police judiciaire de Nice et les policiers de Grasse, dans le cadre d’une enquête coordonnée.
Les deux hommes sont décrits comme défavorablement connus des services de police et de la justice. Un élément relevé par le procureur de la République de Grasse, Eric Camous, dans un communiqué publié vendredi. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été donné sur leur éventuelle implication passée ni sur les raisons pouvant expliquer ce passage à l’acte.
Sans mobile établi
Déférés jeudi devant un juge d’instruction, les deux suspects ont été mis en examen avant d’être placés en détention provisoire. Une décision qui s’inscrit dans le cadre d’une procédure criminelle lourde, destinée à éviter toute pression sur les témoins ou risque de concertation entre mis en cause.
À ce stade, le parquet n’a communiqué aucun élément sur le mobile du meurtre. Ni piste privilégiée, ni contexte précis n’ont été évoqués publiquement. L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances exactes de la fusillade, d’identifier les responsabilités de chacun et de déterminer si d’autres personnes pourraient être impliquées.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.