Le procès en appel d’un homme déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tenté de brûler vive sa femme en 2021 à Nice s’est ouvert vendredi devant la cour d’assises du Var, à Draguignan.
Peu avant 23H00 le 13 août 2021, cette femme de 36 ans a dévalé les escaliers de son immeuble du quartier sensible de l’Ariane, dans le nord de Nice, le dos en flammes, en hurlant de douleur et en criant à ses voisins « mon mari m’a brûlée ».
Gravement touchée à près de 30%, essentiellement au niveau du dos et de tout le côté gauche du corps, elle a été héliportée vers le service des grands brûlés de Marseille, où elle a été hospitalisée durant huit mois.
Devant les enquêteurs puis devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes en décembre 2024, elle a expliqué que son mari lui avait versé un liquide dans le dos avant d’y mettre le feu, à la suite d’une dispute.
Née en Tunisie, elle a également relaté ce mariage arrangé au printemps 2021 avec ce cousin qui devait lui permettre de venir en France, présenté d’abord comme attentionné puis découvert, une fois installée chez lui, comme buveur, violent, insultant et menaçant, avec une belle-mère qui refusait tout contact et lui laissait la totalité des tâches ménagères.
Violences conjugales à Nice : un procès en appel scruté de près
L’accusé a toujours rejeté ces accusations, soutenant que son épouse, déçue par leur union, aurait elle-même tenté de s’immoler, alors qu’il venait de quitter le domicile en voiture après la dispute.
Mais son téléphone a borné dans le quartier au moment des faits, sa mère et l’une de ses sœurs ont nettoyé le logement juste avant l’arrivée de la police, et l’habitacle de sa voiture dégageait une forte odeur d’éthanol le lendemain. Sa sœur lui a par ailleurs envoyé vers 22H45 des messages du type « Jette-la fort contre le mur », « salle (sic) merde qu’elle est ».
La victime doit venir témoigner mardi devant la cour d’assises d’appel, dont la décision est attendue en fin de semaine prochaine.
Entre 2023 et 2024, le nombre de féminicides conjugaux a progressé de 11%, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, d’après les chiffres les plus récents du ministère de l’Intérieur, diffusés fin octobre.
- Ce qu’il faut retenir : Le procès en appel d’un homme accusé d’avoir essayé d’immoler sa femme à Nice s’ouvre à Draguignan. La victime, grièvement brûlée, maintient que son mari l’a attaquée, contrairement à la version de ce dernier qui parle d’une tentative de suicide. Cette affaire intervient dans un contexte de hausse des féminicides conjugaux en France.
Avec AFP






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