À quelques jours de Noël, les commerçants niçois se mobilisent pour faire vivre l’esprit des fêtes dans les rues et les quartiers de Nice. Animations, vitrines décorées, initiatives locales… Jean-Marie Debaisieux, président de la Fédération du commerce niçois et de l’artisanat (FCNA), fait le point sur cette période clé pour l’économie locale.
Nice-Presse : La magie de Noël est-elle au rendez-vous dans les commerces niçois cette année ?
Jean-Marie Debaisieux : On sent une certaine morosité chez les consommateurs. Il y a un manque de dynamisme, une prudence dans les dépenses. Cela dit, les commerçants, eux, sont toujours là. Ils décorent, proposent des offres, essaient d’apporter une magie de Noël. Cette année, certaines associations de professionnels ont vraiment joué le jeu et suscité de belles dynamiques.
Quelles sont celles qui vous ont marqué cette année ?
Il y a eu de très bonnes choses. L’Union Commerciale de l’Avenue de la République a par exemple créé un magazine de quartier, distribué par des « lutins », accompagné d’une parade de Noël. Un vrai travail collectif.

Il faut aussi rappeler que la parade de Noël est principalement financée et organisée par Nice Shopping, qui réunit la Ville, les chambres consulaires, la fédération, mais aussi de grandes enseignes partenaires. Ce sont ces coopérations qui permettent de créer de l’animation. À Gorbella, l’Association des Commerçants et Artisans de Nice Nord a mis le paquet cette année, et ça se ressent.
Face aux centres commerciaux comme Nicetoile et Cap 3000, comment les commerces de proximité peuvent-ils rester attractifs ?
C’est une difficulté. Dans un centre commercial, tout est piloté de manière globale : décorations, animations, stationnement, parcours client. En ville, le gérant agit souvent seul. Quand les commerces se regroupent via une association, cela crée une dynamique de quartier. Mais il faut aussi un accompagnement plus large, notamment sur le stationnement. Offrir de la gratuité ciblée pendant les fêtes pourrait clairement aider à faire venir une clientèle extérieure et la faire rester.
Les illuminations et la féerie de Noël sont-elles suffisamment réparties dans tous les quartiers ?
Il y a un vrai sujet. Certains sont beaucoup plus « mis en lumière » que d’autres. Or, la magie de Noël passe aussi par là. Quand un quartier comme Gorbella crée sa propre animation, cela compense, mais tout le monde n’a pas toujours les moyens ou l’énergie de le faire. La question, c’est : est-ce que la féerie de Noël est réellement présente partout en ville ?
Quel est votre regard sur le marché de Noël ?
Le village est avant tout une attraction. Il attire du monde, crée un flux. Ce n’est pas forcément une concurrence directe. L’enjeu, c’est surtout de faire en sorte que ses visiteurs prolongent leur parcours vers les commerces alentours.
Certaines associations, comme celle du Carré d’Or, travaillent justement à créer des animations pour capter ce public. Selon les secteurs, les fêtes de fin d’année peuvent représenter une part très importante du chiffre d’affaires, parfois jusqu’à un quart de l’année. Cela concerne les enseignes de cadeaux, bien sûr, mais aussi les coiffeurs, les instituts de beauté, les traiteurs, les restaurants. Noël reste un moment vital pour beaucoup d’activités à Nice.






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