Municipales 2026 - Il a fallu attendre tard dans la nuit pour obtenir les résultats de ce premier tour niçois. Éric Ciotti domine la bataille, avec 43,3 % des voix, dix points devant le maire sortant, Christian Estrosi. Derrière la droite, le score est timide pour les écologistes, socialistes et communistes, avec environ 12 %. Six points de moins que le total obtenu en 2020. L’ambiance en milieu de soirée, avec les militants.
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« C’est évidemment à la fois décevant et encourageant. Décevant, parce qu’on voit bien que l’extrême droite atteint un niveau très élevé, autour de 43 %. Pour nous c’est extrêmement inquiétant » soufflait Bernard à Nice-Presse vers 22 heures, dimanche soir. « Mais c’est aussi prometteur, parce que nous sommes au second tour. »
« Nous aurons des élus, pour continuer à défendre nos idées au sein du conseil municipal. Cela veut dire que la bataille politique continue et que rien n’est joué. »
Et de poursuivre son analyse des résultats : « il faut aussi regarder un autre chiffre : les 31 % obtenus par le maire sortant, Christian Estrosi, qui brigue un quatrième mandat. Cela traduit aussi une forme de désaveu de la part d’une partie de la population. »
Un tiers des voix perdu
« Maintenant, nos camarades vont se rencontrer pour voir si une fusion est possible » espérait-il. Depuis, l’union de la gauche a bel et bien rencontré LFI, c’était ce lundi matin. Aucun accord n’a pu être trouvé. La liste de Juliette Chesnel-Le Roux se maintient donc, mais sans élargir.
Les Verts avaient obtenu 11,3 % en 2020. Le PS 6,5 %. Un bon tiers des voix a manqué, reporté dès le premier tour vers Christian Estrosi, au titre du « barrage contre le RN », selon les sondeurs.
Comme la fois dernière, les Insoumis buttent à une longueur du balottage, avec environ 9 %. Un seul point manquait !
« Un score qui permet d’exister »
« 12 %, ce n’est pas mal » se rassure Philippe, toujours à notre micro. « La campagne a été largement accaparée par les polémiques, les affrontements et les affaires qui ont occupé l’espace médiatique. Malgré cela, la gauche réalise un score qui lui permet d’exister. »
« Ce que l’on constate surtout ce soir, c’est le ras-le-bol contre la politique menée par la mairie depuis dix-huit ans. Dans le même temps, l’extrême droite a bondi, pour atteindre presque 45 %. Notre priorité reste évidente, faire barrage au RN ». Pourtant, le maintien de la liste au second tour lui garantit presque la victoire.



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