Menton en pleine croissance ? Après avoir stagné pendant plusieurs années, la commune azuréenne voit son nombre d’habitants croître depuis 2016. Elle a notamment gagné des jeunes et de nouveaux retraités.
Dans le top 10 des communes les plus peuplées des Alpes-Maritimes, Menton a été dépassée par Saint-Laurent-du-Var ces dernières années. Pourtant, la localité a gagné plus de 2000 résidents entre 2016 et 2023.
Mais qui sont ces personnes qui se sont installées dans la cité du Citron ? Comment sa population s’est-elle vraiment modifiée entre début 2000 et nos jours ? Les chiffres de L’INSEE mis à jour en novembre 2025 nous donnent d’intéressantes indications sur l’évolution de la municipalité…
Retraités… et moins de 14 ans
De 1999 à 2017, elle a stagné, se maintenant à environ 29 000 habitants. Puis, en six ans, elle a vu débarquer plus de 1 600 néo-Mentonnais, jusqu’à dépasser largement les 30 000 âmes à présent (30 604 en 2023). Ce qui nous donne une progression de 5,5%.
Le rapport peut également nous éclairer sur l’âge des uns et des autres. À ce propos, il faut souligner trois points importants. Tout d’abord, les retraités de 60 à 74 ans sont de plus en plus nombreux. Ils représentaient 18% des locaux en 2022, contre 17,1% en 2011. Néanmoins, la plus forte augmentation englobe les enfants, jusqu’à 14 ans. 4 205 il y a quinze ans, ils étaient 4 806 en 2022 (+14,2%).
Un Mentonnais sur trois a plus de 60 ans
Davantage de personnes âgées et de bambins donc, mais moins d’adolescents et de jeunes actifs. Les hommes et femmes de 15 à 29 ans sont environ 400 de moins en comparaison à 2011, au point d’être désormais la catégorie la moins peuplée. Ainsi, les moins de 30 ans sont actuellement 29,4%, tandis que les plus de 60 ans forment quasiment un tiers de la population. Sachez par ailleurs que la majorité des résidents ont entre 45 et 59 ans (20,8%).
Sur le plan socioprofessionnel, on observe le déclin de deux branches : les agriculteurs (de 15 à 9 entre 2011 et 2022) mais surtout les ouvriers (de 2 766 à 2 428). Toutes les autres ont vu leurs rangs gonfler sur ces dix ans. Les hausses les plus spectaculaires : les employés (de 5 020 en 2016 à 5 662 six ans plus tard) et les professions intermédiaires (de 2 761 à 3 244 sur la même période).
Les cadres parmi les grands gagnants ?
On retrouve aussi un quart de cadres et de professions intellectuelles supérieures en plus entre 2011 et 2022. Année où les ménages étaient majoritairement constitués de femmes seules (26,3%) et de couples sans enfant (un quart de la société). Dans ces deux cas sont compris les retraités. Les hommes seuls sont bien moins nombreux (15%), tandis que les familles monoparentales représentent plus d’un foyer sur dix.





