La Métropole doit présenter en ce premier trimestre son prochain « Plan de prévention du bruit ». Avant cela, nous avons consulté nos lecteurs : vous êtes nombreux à souffrir du comportement des motards et des incivilités dans la vieille ville. Vous appelez aussi à mieux équiper les écoles.
Les comportements pointés du doigt
VOTRE AVIS - « Il est triste de devoir fermer nos fenêtres en été » à cause des nuisances, se désole Michèle. Pour Elisabeth, le problème, ce sont « les motos qui vrombissent et les voitures qui klaxonent inutilement », alors que c’est interdit en ville « sauf en cas de danger immédiat ». « Les pots d’échappement trafiqués, c’est le pire » complète David. Nicole : « commençons par verbaliser les motos qui se croient toutes sur un circuit dans nos rues ».
Michèle en remet une couche : « Il y a bien vingt cinq ans, j’avais lu dans Le Point : ‘Nice, la ville où du nord au sud une moto réveille toute une population’. Rien n’a changé ! Pas de volonté municipale…»
Bien d’autres évoquent les écoles et cours de récréation, « insuffisamment équipées pour limiter le bruit ». Et, évidemment, le Vieux : « les gens sont mal éduqués, ils se regroupent devant les bars et parlent très fort jusqu’à 2 heures du matin, sans respect pour le voisinage » pointe notamment Myrielle.
Quels sont les quartiers les plus bruyants ?
« Et tous les travaux dans la plupart des quartiers de Nice ? C’est pas bruyant ça ?» dénonce Isabella, rejointe par Many : « Oh que oui, c’est un cauchemar…»
La rue Barla est pointée par Océane, avec ses bus, son flux continu de voitures, etc. Sans surprise, « le secteur de la Gare » pour Zakari. « Cessole » et « Delfino », « où c’est infernal » pour Evelyne et Pierre.
Fabrice, un riverain de Franck Pilatte : « la nuit, été comme hiver, le rendez-vous des ‘Uber shit’, entre deux livraisons. Musique à tue-tête, mecs bourrés, drogués, chicha et compagnie…»
Ceux qui ne se plaignent pas
« C’est quoi ce monde qui, en ville, voudrait la tranquillité de la campagne ?» s’agace Mikou, évoquant « des choses plus graves à gérer ». Même son de cloche avec Denis : « Eh bien on est mal barrés, avec tous ces gens qui se plaignent de tout et de rien !» Bon point adressé par Dominique : « Avec toutes les pistes cyclables et les voitures électriques, dans le centre ville, il y a beaucoup moins de nuisances sonores ».





Et d’année en année, les endroits pour sortir passés minuit n’existent presque plus. Pour une ville touristique où 1 habitant sur 5 en vie par son travail, c’est un choix de névrose qui nous attend. Il suffit de pencher l’oreille pour entendre dire qu’on s’ennui, A chacun son temps de vivre sa vie nocturne, les quartiers périphériques et résidentiels ne manquent pas.