Selon une étude conjointe de l’Insee et de la Banque de France publiée jeudi, le patrimoine des ménages français a progressé de 0,7 % en 2024, une évolution principalement soutenue par leurs placements financiers.
Fin 2024, la valeur totale du patrimoine des ménages atteignait 14.953 milliards d’euros, dont plus de 60 % provenaient de l’immobilier.
Le patrimoine financier net, correspondant à la différence entre les placements financiers et les crédits contractés, s’est établi à 4.986 milliards d’euros, enregistrant une hausse de 3,5 % sur un an.
Les comptes bancaires et livrets d’épargne représentaient environ 2.100 milliards d’euros, soit une progression de 1,4 % par rapport à 2023.
Les actions et parts de fonds d’investissement atteignaient 2.155 milliards d’euros (+1,5 %), tandis que les assurances vie avoisinaient 1.860 milliards d’euros (+3,9 %).
Les ménages français étaient parallèlement endettés à hauteur de 2.110 milliards d’euros, un montant resté stable par rapport à l’année précédente, car « la production de crédits reste ralentie », précisent la Banque de France et l’Insee.
Le patrimoine immobilier recule malgré la hausse financière
Le patrimoine non financier, constitué principalement d’immobilier, a diminué de 0,6 % en 2024, conséquence directe de la baisse des prix des terrains. Au total, les ménages détenaient un peu plus de 9.000 milliards d’euros d’actifs immobiliers à la fin de l’année.
À l’occasion de cette publication annuelle, l’Insee et la Banque de France ont également révisé les chiffres des trois dernières années. Alors qu’une baisse de 0,9 % du patrimoine avait été annoncée pour 2023, les nouvelles données révèlent en réalité une hausse de 0,6 %, la diminution des actifs non financiers ayant été surestimée.
- Ce qu’il faut retenir : En 2024, la richesse des ménages français a légèrement progressé, soutenue par les placements financiers. L’immobilier a connu un recul, en raison de la baisse du prix des terrains. Les chiffres des années précédentes ont été revus à la hausse par l’Insee et la Banque de France.
Avec AFP






