Municipales 2026 - À Antibes, Jean Leonetti confirme une longévité politique déjà exceptionnelle. Le maire LR, en poste depuis 1995, a été réélu dès le premier tour ce dimanche avec 66,64% des voix. Dans la deuxième ville la plus peuplée des Alpes-Maritimes, le scrutin s’est joué sur fond de débats autour de la circulation et des déplacements vers Sophia-Antipolis.
À Antibes, les urnes ont tranché sans suspense. L’ancien ministre LR Jean Leonetti a été réélu maire dès le premier tour des élections municipales avec 66,64% des voix.
En poste depuis 1995, le cardiologue, également connu pour avoir porté une loi sur la fin de vie, entame ainsi un sixième mandat à la tête de la commune.
Il devance largement ses adversaires. Le candidat du Rassemblement national Hugo Muriel obtient 18,20% des suffrages. La liste PS-PCF conduite par Michèle Muratore recueille 9,64%, tandis que la liste LFI-écologistes menée par Adrien Nouet atteint 5,51%.
Lors des précédentes municipales en 2020, Jean Leonetti avait déjà été réélu dès le premier tour avec près de 53% des voix, remportant 41 sièges sur 49 au conseil municipal. Cette année-là, le RN avait obtenu 13% des suffrages, LREM 12% et le PS 6%.

Le soutien d’Éric Ciotti pendant la campagne
Pendant cette campagne municipale, Jean Leonetti a également reçu le soutien d’Éric Ciotti, président de l’UDR. Les deux responsables politiques mettent en avant leur longue amitié.
Éric Ciotti, allié au RN au niveau national et à Nice, avait aussi soutenu à Cannes le maire sortant David Lisnard, lui aussi réélu dès le premier tour avec plus de 81% des voix.
Dans la deuxième localité la plus peuplée du département des Alpes-Maritimes, la campagne municipale s’est largement concentrée sur la question des déplacements.
La circulation et les trajets vers Sophia au cœur des débats
Les embouteillages liés aux déplacements pendulaires vers la technopole de Sophia-Antipolis ont notamment occupé le centre des discussions. Ce pôle économique situé sur les hauteurs de l’agglomération accueille chaque jour près de 45.000 salariés et plus de 5.500 étudiants.
Lors d’un débat local organisé par Nice-Matin, Jean Leonetti a défendu son bilan. Il a notamment mis en avant la mise en place d’incitations au covoiturage, le développement de pistes cyclables et la création d’une ligne de bus-tram gratuite reliant Antibes à ce bassin d’emploi.
Les oppositions ont proposé d’autres pistes pendant la campagne. Le PS estime qu’il faudrait aller plus loin, avec notamment une véritable politique en faveur du vélo.
La France insoumise demande pour sa part la gratuité totale des transports en commun. De son côté, le Rassemblement national critique le prix jugé trop élevé du stationnement dans les parkings privés de la ville.
Ce qui est important
- La campagne a été marquée par les débats sur la circulation et les déplacements vers la technopole de Sophia-Antipolis.
- Jean Leonetti est réélu maire d’Antibes dès le premier tour avec 66,64% des voix et entame un sixième mandat depuis 1995.
- Le scrutin place loin derrière lui le RN (18,20%), la gauche PS-PCF (9,64%) et la liste LFI-écologistes (5,51%).



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