Nichée au cœur du Haut-de-Cagnes, cette adresse intimiste est tenue depuis 2010 par Laurent et Sabrina Garcia, aujourd’hui épaulés par leurs enfants Emma et Raphaël. Le restaurant rouvre chaque année début septembre, après la rentrée scolaire, pour accueillir une clientèle fidèle à sa cuisine méridionale. Au feu de bois… 

Au Pérousin, tout se joue devant le client. La cuisine est ouverte sur la salle, laissant apparaître la grande grillade au feu de bois qui évolue selon les saisons : poissons au printemps et en hiver, des viandes riches et généreuses.

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« On privilégie les produits locaux : fleurs de courgettes, artichauts violets, Saint-Pierre du pays, petits farcis… c’est une cuisine méditerranéenne et provençale » explique Laurent, aux fourneaux depuis plus de trente ans.

« Je travaille uniquement des produits frais, de saison, souvent inspirés par mon parcours sur la Côte d’Azur et mes rencontres avec d’autres chefs. »

Salle repensée pour la rentrée

Les spécialités ne manquent pas : bouillabaisse, soupe de poissons, terrine de foie, daube provençale… L’assiette reflète autant le terroir que l’esprit familial des propriétaires !

Fermé chaque été, trop chaud pour l’activité intense d’une grillade, Le Pérousin profite de cette pause pour se transformer. « Cette année, nous avons tout refait : banquettes, chaises, déco… Il fallait redonner un coup de fraîcheur après quinze ans sans gros travaux » confie Laurent.

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Avec une vingtaine de couverts seulement, la salle reste volontairement intimiste. « On aime que les clients se sentent chez eux. » Un esprit renforcé par la présence des enfants, Emma et Raphaël, désormais impliqués au service et à l’accueil.

La particularité du Haut-de-Cagnes, accessible à pied ou via une navette gratuite, donne au lieu un caractère presque privé. « C’est à la fois un inconvénient et une chance. Les clients doivent faire l’effort de monter au village, mais cela crée une atmosphère calme, presque hors du temps. »

Clientèle fidèle, entre locaux et hivernants 

Parmi les habitués, de nombreux résidents étrangers, notamment scandinaves, qui viennent chercher la lumière de la Côte d’Azur hors saison. « Ils sont chez nous trois ou quatre mois dans l’année et ont fait du Pérousin leur adresse incontournable. »

La clientèle locale n’est pas en reste, séduite par un rapport qualité-prix cohérent et une carte des vins où la Provence domine, sans oublier quelques Bordeaux ou Côtes-du-Rhône.

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Après plusieurs années à tenter le service du midi, Laurent et Sabrina ont choisi de se concentrer sur les soirées. « On veut aussi avoir une vie de famille. Ouvrir tous les soirs de la semaine, c’est un bon compromis. Les clients savent que c’est ouvert, qu’il n’y a pas de jour de fermeture, et pour les grandes occasions (mariages, anniversaires, baptêmes) on peut être présents, sur demande, le midi. »

La pause estivale, loin de faire peur à la clientèle, semble au contraire créer l’attente. « Quand on rallume le feu en septembre, nos habitués sont déjà au rendez-vous… »

En savoir + 

  • Ouverture : tous les soirs à partir du 4 septembre
  • Panier moyen : entre 50 et 65 euros
  • Adresse : 4, eue Hippolyte Guis, 06800 Cagnes-sur-Mer
  • Contact : 09 53 55 61 92

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Né à Nice et diplômé de l'EDJ Nice, Romain Boisaubert couvre l'actualité des Alpes-Maritimes depuis 2014. Après avoir fondé la rubrique « Nos Quartiers » pour Nice-Presse, il dirige Menton-Presse depuis 2026. Expert de la vie locale, de la politique et du patrimoine azuréen, il est présent quotidiennement sur le terrain, de Menton à la Riviera. Engagé pour un journalisme responsable, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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