Cela fait plusieurs années maintenant que la natalité chute en France. En région Sud, nous n’échappons pas à ce phénomène, avec un bilan en nette baisse sur l’année 2023.
Nous sommes plus de 5 millions d’âmes en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Selon l’Insee, le Sud-Est recense plus exactement 5,2 millions de résidents. La région est d’ailleurs de plus en plus peuplée, puisque la population a gagné 0,4% par an entre 2014 et 2024.
Moins de décès, mais encore moins de naissances
Mais derrière ce chiffre, on constate que cette progression est surtout le fruit du solde migratoire, c’est-à-dire de déménagements (+0,3% chaque année de 2015 à 2021). Le solde naturel - soit la différence entre les naissances et les décès - est lui négatif depuis 2020. En effet, l’institut spécialiste des statistiques fait état d’un croisement depuis quatre ans désormais, ce qui coïncide avec l’arrivée de la pandémie.
Une bonne nouvelle tout de même, la mortalité a tendance à diminuer chez nous depuis 2021. Elle a régressé de 6,9% entre 2022 et 2023 (de 57.000 à 53.120 décès). Mais de l’autre côté, le déclin de natalité est encore plus important, étant mesuré à -7,6% sur la même période (de 54.980 à 50.810), après deux ans de stabilité (+1,4% en 2021 et -1,2% en 2022).
Conséquence, le taux de natalité en 2023 est le plus faible enregistré sur les cinquante dernières années (9,8‰). Alors qu’il est d’habitude plus haut chez nous que dans le reste du pays, les deux courbes sont à présent au même point (9,7 ‰).
Ce recul du nombre de nouveau-nés est forcément en lien avec un fort ralentissement de la fécondité. Les femmes ont aujourd’hui de moins en moins de nourrissons, un phénomène qui se constate aussi au niveau national.
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En Provence-Alpes-Côte d’Azur, on dénombre en moyenne 1,74 enfant par femme, un taux qui s’élevait à 2,07 il y a onze ans et à 1,89 l’année passée.
Précisons toutefois qu’il reste supérieur à ce qui est mesuré en France (1,64). Il s’agit là du principal facteur qui explique l’affaissement des naissances, la population féminine en âge de procréer (de 15 à 49 pour l’Insee) étant, elle, stable depuis 2020.



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