L’UFC-Que Choisir a lancé ce mercredi son application gratuite QuelProduit, un outil permettant de scanner les produits du quotidien pour détecter la présence de substances nocives et accéder à des informations sur leur composition et leur impact environnemental. L’association intensifie sa campagne de sensibilisation avec des actions dans 80 villes de France.
« QuelProduit » : l’UFC veut armer les consommateurs contre les substances nocives
À travers sa campagne #StopAuxSubstancesNocives, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a dévoilé l’application mobile QuelProduit, conçue pour alerter les consommateurs sur la présence de composants controversés dans les produits alimentaires, cosmétiques et d’entretien. Accessible gratuitement, l’outil permet de scanner les codes-barres pour accéder à une base de données de plus de 370.000 références.
« Chaque jour, nos enfants, nos proches et nous-mêmes sommes exposés à des risques invisibles », alerte Marie Amandine Stevenin, présidente de l’UFC-Que Choisir. Selon l’association, certains produits très courants contiennent encore des substances allergisantes, potentiellement toxiques ou suspectées d’être des perturbateurs endocriniens.
Des produits ciblés et une pression accrue sur les autorités
Dans un communiqué, l’UFC cite plusieurs produits jugés préoccupants pour leur composition : Coca-Cola Zéro, Orangina sans sucre, chewing-gums Airwaves menthol-eucalyptus, ou encore les crèmes solaires Ambre Solaire UV Ski SPF 30 de Garnier et Monoï de Tahiti SPF 50 de Soleil des Îles. L’objectif : « renforcer la pression sur les industriels et les autorités » via une meilleure information et des signalements citoyens.
L’application propose aussi des alternatives jugées plus saines et responsables et entend servir d’outil d’alerte citoyenne.
Une campagne nationale avec mobilisation dans 80 villes
Outre le lancement numérique, l’UFC déploie sur le terrain ses bénévoles dans 80 villes françaises. Ils iront à la rencontre des consommateurs pour les informer sur les risques liés aux substances contenues dans les produits de grande consommation. Une manifestation a également été organisée mercredi à 11h30, place de la République à Paris.
Des demandes fortes : Nutri-Score obligatoire et étiquetage simplifié
Au-delà de l’information, l’association souhaite faire évoluer la législation. Elle réclame l’interdiction des substances les plus préoccupantes, une évaluation indépendante des composants et un étiquetage enfin lisible pour tous. Elle appelle également à rendre le Nutri-Score obligatoire sur l’ensemble des produits alimentaires, soulignant que 40% des produits, souvent les plus caloriques, échappent encore à cette obligation.










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