À Orange (Vaucluse), Sarah Knafo a vivement critiqué dimanche le Rassemblement national, qualifiant sa ligne économique de « socialisme habillé d’un drapeau tricolore ». L’eurodéputée Reconquête a également dénoncé la « gabegie » budgétaire qu’elle attribue à l’ensemble des partis politiques.
Face à plus de 2.000 militants réunis, la seule parlementaire du parti d’Éric Zemmour a ciblé le RN de Marine Le Pen et Jordan Bardella, estimant qu’«il promet tout à tout le monde, donc tout le monde sera déçu ». Elle a accusé la formation d’être « un distributeur automatique d’aides sociales si c’est à la mode » ou encore « un gigantesque carnet de chèques pour ne mécontenter personne ».
Ses piques contre le RN lui ont valu une salve d’applaudissements, notamment lorsqu’elle a martelé : « Un socialisme habillé d’un drapeau tricolore restera toujours un socialisme ».
Pour autant, Reconquête stagne autour de 4-5% des voix dans les sondages portant sur d’éventuelles législatives anticipées :
📊 Intentions de vote | législatives anticipées (1/2) @elabe_fr
— Clément Macchi (@clement_mci) August 30, 2025
▪️RN-UDR : 31% -2
▪️PS-PC-ECO : 16,5% +0,5
▪️ENS : 13,5% -2
▪️LR : 10,5% =
▪️LFI : 10% =
▪️DVG : 5% +1,5
▪️REC : 4,5% +2
▪️DIV : 4,5% =
▪️DVD : 3% = pic.twitter.com/S9jSxqs8EU
Une charge élargie contre tous les partis
Les critiques de Sarah Knafo ne se sont pas limitées au RN. Elle a également visé Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et « les dépensiers » de toutes les oppositions, du Parti socialiste aux Républicains. Tous, selon elle, sont comptables de la « gabegie » budgétaire.
Pour y répondre, l’élue a mis en avant un plan d’économies de 63 milliards d’euros, comprenant notamment la suppression de la politique de la ville et la privatisation de l’audiovisuel public.
Appel à l’union des droites
Le matin même, dans un entretien au JDD, Sarah Knafo avait souligné qu’«une alliance sera nécessaire pour l’emporter » lors des prochaines échéances électorales. Une stratégie partagée avec son compagnon Éric Zemmour, présent à ses côtés à Orange.
Lors de son discours de clôture, l’ancien candidat à la présidentielle a évité d’attaquer frontalement le RN, préférant l’associer à la gauche qui le juge « ultralibéral ». Il a rappelé avoir été parmi « les seuls à soutenir Trump » quand d’autres, selon lui, « crachaient sur le président américain ».
Reconquête en ordre de marche
Le parti a profité de ce meeting pour annoncer ses premiers candidats aux municipales de mars 2026. Parmi eux, le polémiste Jean Messiha a été investi à Évreux (Eure), symbole de la volonté de Reconquête d’élargir sa présence sur le terrain.
Cette rentrée politique confirme la stratégie offensive de Sarah Knafo, qui s’impose comme la voix montante de son mouvement, tout en appelant à l’union des droites pour espérer peser lors des prochaines élections.
Avec AFP










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