Un drame a secoué le troisième arrondissement de Marseille mercredi soir après la découverte du corps calciné d’une femme de cinquante-cinq ans dans un appartement ravagé par les flammes. Alors que les marins-pompiers intervenaient pour un sinistre dans le quartier de Saint-Mauron, l’affaire a pris une tournure judiciaire avec le placement en garde à vue d’un jeune homme qui s’est rendu spontanément aux autorités.
L’alerte a été donnée aux alentours de 19h30 alors que des flammes s’échappaient d’un petit immeuble de la cité phocéenne ! Les marins-pompiers de Marseille ont été mobilisés en urgence pour un feu déclaré au premier étage d’une habitation située dans le quartier populaire de Saint-Mauron. Une fois l’incendie maîtrisé par les secours, l’intervention a basculé dans une dimension criminelle lors de l’exploration des lieux par les hommes du bataillon.
La découverte macabre d’un corps dans le quartier de Saint-Mauron
Le constat des secouristes a été immédiat une fois le foyer éteint. “Après avoir maîtrisé l’incendie, un corps a été découvert dans l’appartement”, ont précisé les pompiers. Selon les premiers éléments recueillis par une source policière, il s’agit d’un corps calciné. L’enquête de voisinage a permis d’identifier la victime comme étant une femme âgée de cinquante-cinq ans. Connue pour sa toxicomanie, elle squattait ce logement au moment des faits. Les investigations s’orientent désormais sur l’origine du sinistre pour comprendre comment le drame a pu survenir dans ce quartier pauvre de la ville.
Un suspect en garde à vue et une enquête ouverte à Marseille
La situation a évolué rapidement dès le lendemain matin lorsqu’un suspect a franchi de lui-même les portes du commissariat. Un jeune homme, déjà connu des services de police, s’est rendu aux forces de l’ordre de son propre chef. Il a été immédiatement placé en garde à vue afin d’être entendu sur les circonstances entourant la mort de la quinquagénaire. Parallèlement, le parquet a confirmé l’ouverture d’une enquête judiciaire exhaustive. Les enquêteurs cherchent notamment à vérifier une hypothèse précise selon laquelle le feu pourrait être parti de la chambre à coucher de l’appartement.
Les techniciens de la police scientifique continuent d’analyser les décombres pour déterminer si l’incendie est d’origine accidentelle ou criminelle. Pour l’heure, les autorités restent prudentes sur les motivations du jeune homme s’étant constitué prisonnier. Cette affaire tragique souligne une nouvelle fois la précarité de certains secteurs du troisième arrondissement de Marseille où les squats de logements dégradés font régulièrement l’objet de signalements.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP






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