Alexandra Masson a pris la tête de la communauté d’agglomération de la Riviera française dès le premier tour. Derrière cette élection sans suspense, les tensions entre littoral et vallées restent au cœur des attentes des élus. La maire de Menton promet une « nouvelle gouvernance » pour cette CARF jusqu’alors presque en sommeil…
Une nouvelle étape. Au Palais de l’Europe, les quarante-huit conseillers communautaires représentant les quinze communes de la Riviera française étaient appelés à désigner le nouveau président de la CARF.
Sans surprise, Alexandra Masson a été élue dès le premier tour avec trente-neuf voix. Face à elle, David Brouste, le maire communiste de Saorge, a recueilli trois suffrages. Six bulletins blancs ont également été comptabilisés.
Les vallées au cœur du débat
Déjà installée à la mairie de Menton depuis sa victoire aux municipales, Alexandra Masson devient aussi la première femme à prendre la tête de l’intercommunalité. Un marqueur politique de plus pour celle qui s’impose désormais comme la figure centrale de l’Est du département.
« Sachez que j’ai pour habitude de travailler avec tout le monde et les maires de la CARF me connaissent bien » a-t-elle posé. « Cette confiance que vous m’avez accordée m’honore et m’engage. Elle m’oblige à être à la hauteur des attentes de notre territoire, de ses communes et de chacun de ses habitants. »

Et de dresser la liste des grands dossiers qui attendent l’agglo. Développement économique, tourisme, transports publics, aménagement de l’espace communautaire, prévention des inondations, collecte et valorisation des déchets, eau potable, assainissement, gestion des eaux pluviales. Elle a aussi insisté sur les enjeux environnementaux, la transition énergétique et la coopération avec l’Italie…
Une intercommunalité à « renforcer »
Surtout, Alexandra Masson a cherché à rassurer les maires sur la méthode. « Je serai une présidente à l’écoute, attentive aux besoins de chacun, quelle que soit la taille de la commune, qu’elle soit grande ou petite. »
Un passage très applaudi dans une assemblée où l’équilibre entre Menton, le littoral et les communes de montagne reste un sujet sensible, comme l’a martelé David Brouste. « Les vallées doivent être pleinement représentées. Elles doivent être entendues, respectées, intégrées au cœur des décisions. »

« Nous travaillerons en toute transparence, avec exigence et avec ambition » a encore souligné la nouvelle cheffe de l’exécutif, évoquant un « renforcement » de l’institution pour la rendre « plus juste, plus efficace, plus proche des besoins de chacune de nos communes. »
« Notre territoire a des atouts exceptionnels. Sa position entre Monaco et l’Italie en fait un espace stratégique au cœur de l’Europe, au bord de la Méditerranée. »



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