Le gouvernement a dévoilé une série d’ajustements budgétaires pour le logement et l’éducation afin d’éviter une censure sur le budget. Parmi les annonces centrales, une hausse de 400 millions d’euros des moyens accordés aux bailleurs sociaux, une inflexion sur les prélèvements qui pèsent sur le secteur HLM, mais aussi le maintien des aides à la rénovation énergétique et des mesures en faveur de la jeunesse.
Un signal politique fort, lâché au moment où l’exécutif cherche à sécuriser l’adoption du budget ! En annonçant une augmentation substantielle des moyens alloués aux bailleurs sociaux, le Premier ministre Sébastien Lecornu a voulu répondre à la fois aux inquiétudes du secteur du logement et aux tensions parlementaires qui entourent le projet de loi de finances.
400 millions d’euros supplémentaires pour les bailleurs sociaux
« La construction et la rénovation de logements abordables est d’abord la responsabilité des bailleurs sociaux. Nous augmenterons donc leurs moyens de 400 millions d’euros pour qu’ils construisent plus et rénovent mieux », a déclaré le chef du gouvernement lors de son allocution. Cette enveloppe supplémentaire s’inscrit dans un ensemble de mesures destinées à desserrer l’étau financier qui pèse sur les organismes HLM.
Pour Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat, cette annonce signifie concrètement une réduction de la pression exercée par les prélèvements sur les recettes des bailleurs. Elle estime ainsi que la réduction de loyer de solidarité devrait être ramenée à 900 millions d’euros, contre 1,3 milliard d’euros prévu dans la version initiale du projet de loi de finances pour 2026.
Une pression financière allégée, sans disparaître
Ce prélèvement avait déjà été abaissé à 1,1 milliard d’euros en 2025. Emmanuelle Cosse s’est réjouie auprès de l’AFP de cette évolution, y voyant une « prise en compte des besoins » des bailleurs sociaux. « Petit à petit on baisse la pression et on redonne des marges de manœuvre », a-t-elle souligné.
La présidente de l’USH rappelle toutefois que d’autres ponctions demeurent. Une contribution de 275 millions d’euros au fonds national d’aides à la pierre est prévue, contre 75 millions d’euros en 2025. « Au final la pression sur les bailleurs HLM est au même niveau que l’an passé, mais on a progressé par rapport à la proposition initiale du PLF », affirme-t-elle, en référence à un scénario initial qui dépassait les 2 milliards d’euros de prélèvements.
Relance du locatif privé et maintien des aides à la rénovation
Au-delà du logement social, le gouvernement entend également relancer l’investissement locatif privé. Pour ce faire, il prévoit de « poser les bases d’un statut du bailleur privé », destiné à offrir des avantages fiscaux aux particuliers achetant un logement pour le louer.
Sébastien Lecornu a par ailleurs confirmé le maintien de MaPrimeRénov’, qualifiée de dispositif « utile et efficace », tout en insistant sur la nécessité de lutter « davantage contre les abus et les détournements ». Le gouvernement a aussi annoncé l’abandon de l’« année blanche » initialement envisagée pour les aides personnelles au logement.
La jeunesse érigée en priorité budgétaire
« Ce budget doit donner une priorité à la jeunesse », a enfin martelé le Premier ministre. Les bourses étudiantes seront maintenues, tandis que les universités et les organismes de recherche verront leurs moyens renforcés. L’exécutif prévoit également la création de 2.000 postes supplémentaires dans l’Éducation nationale, « notamment pour accueillir nos enfants en situation de handicap ».
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









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