Une lycéenne de 15 ans a porté quatre coups de couteau à un camarade du même âge devant le lycée Carnot, à Cannes, jeudi après-midi. En cause, selon le parquet de Grasse, la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux. L’adolescent blessé reste hospitalisé, sans que son pronostic vital ne soit engagé. La jeune fille, interpellée peu après les faits, a été placée en garde à vue.
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Une scène de violence soudaine, devant un établissement réputé du centre-ville, et une affaire qui interroge une nouvelle fois sur les tensions qui traversent les établissements scolaires. Jeudi après-midi, devant le lycée Carnot de Cannes, une altercation entre deux adolescents a brutalement dégénéré. En quelques instants, une jeune fille de 15 ans a sorti un couteau et frappé à quatre reprises l’un de ses camarades.
Une agression devant le lycée Carnot, en plein centre de Cannes
Les faits se sont déroulés en fin de journée, devant ce lycée situé dans un quartier central et fréquenté de Cannes. Rapidement alertés, les secours et les forces de l’ordre sont intervenus sur place. Dans un premier temps, police et pompiers avaient évoqué un blessé léger et l’interpellation d’un auteur présumé.
L’adolescent touché par quatre coups de couteau a été pris en charge et transporté à l’hôpital. Selon le parquet, il était toujours hospitalisé vendredi, mais son pronostic vital n’était pas engagé. Une information qui a permis de rassurer partiellement les proches et la communauté éducative, fortement marquée par l’événement.
Une vidéo sur les réseaux sociaux à l’origine du différend
Le procureur de la République de Grasse, Eric Camous, a apporté plusieurs précisions dans un communiqué publié vendredi. Il a notamment indiqué que l’auteure présumée des faits était une jeune fille de 15 ans, interpellée au domicile de sa mère peu après l’agression.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’altercation aurait pour origine un conflit né sur les réseaux sociaux. Le procureur explique ainsi que « des premiers éléments de l’enquête, il ressort que les faits feraient suite à un différend qui aurait pour origine la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo impliquant la mise en cause ».
Aucune précision supplémentaire n’a été donnée à ce stade sur le contenu de cette vidéo ni sur les circonstances exactes de sa diffusion. Les enquêteurs cherchent désormais à reconstituer le déroulement précis des faits et à comprendre comment ce différend virtuel a pu se transformer en violence physique.
Garde à vue
Après son interpellation, la jeune fille a été placée en garde à vue. L’enquête se poursuit en flagrance, sous l’autorité du parquet de Grasse. Les auditions se multiplient, notamment auprès des témoins, des proches des deux adolescents et du personnel de l’établissement.
Les investigations doivent permettre de déterminer les responsabilités exactes, le contexte du passage à l’acte et les éventuelles pressions subies par la mise en cause. Les autorités judiciaires examinent également l’utilisation des réseaux sociaux dans cette affaire, devenue un élément central du dossier.
Une série de violences qui relance le débat sur la violence à l’école
Cette agression survient dans un climat déjà tendu. Cette semaine, une autre attaque au couteau a ravivé les inquiétudes autour de la sécurité dans les établissements scolaires. À Sanary-sur-Mer, dans le Var, un élève de 3e a poignardé sa professeure d’arts plastiques en classe, la blessant très grièvement.
Dans ce dossier, le collégien a été mis en examen jeudi et placé en détention provisoire. Ces faits successifs reposent la question de l’intrusion d’armes blanches dans les établissements, mais aussi celle de la gestion des conflits entre jeunes, souvent nourris par les échanges numériques.
À Cannes comme ailleurs, ces violences suscitent une forte émotion chez les parents, les enseignants et les élèves. Elles interrogent sur la prévention, l’accompagnement des adolescents et le rôle des plateformes en ligne dans l’escalade des tensions.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP










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