La chapelle Sainte-Anne est l’une des plus anciennes peintes de Nice. Soucieuse de la préserver, la Ville a entrepris fin 2023 une réhabilitation complète des façades et des toitures extérieures. Des travaux qui ont permis de mieux connaître ce joyau.
Située au carrefour des anciennes routes menant au monastère de Cimiez, la chapelle Sainte-Anne occupe une place privilégiée dans le paysage historique niçois. Elle se dresse non loin des vestiges de Cemenelum, la cité romaine, dont les pierres taillées ont été utilisées dans la construction de l’édifice.
Eclat d’antan
Datant à minima du XVe siècle, selon le Pôle Inventaire du patrimoine municipal, sa première mention officielle remonte au cadastre de 1813, où elle est répertoriée comme appartenant à une famille locale : les Mouraille.
Au fil des siècles, la chapelle a accueilli des générations de Niçois, notamment les confréries de pénitents. Ces dernières y débutaient leurs processions en direction du monastère, traversant les arènes.

Ce lien fort avec les traditions locales fait de la chapelle Sainte-Anne un témoin essentiel de l’histoire religieuse locale.
Elle a depuis connu plusieurs phases de rénovation. Une première campagne concernait la façade principale et des décors intérieurs peints, en 2013. Mais c’est en 2023, avec la restauration des extérieurs et des toitures, que l’édifice a retrouvé toute sa splendeur.
Ce chantier, suivi par des experts en archéologie, a mis en lumière de nouveaux éléments architecturaux, tout en redonnant à l’édifice son éclat d’antan.
Lieu de mémoire pour les victimes de la guerre
À côté se trouve un calvaire daté de 1830, témoignant de la longue tradition spirituelle du lieu. Ce calvaire, tout comme l’architecture néo-gothique troubadour de la chapelle, est attribué au comte Caïs de Pierlas, un peintre niçois qui a su mêler un style éclectique à l’âme religieuse de l’édifice.
L’intérieur de la chapelle arbore des décors peints des années 1960-70, avec une référence marquée à Sainte-Anne, mère de la Vierge Marie.

L’édifice est aussi un lieu de mémoire pour les victimes de la Première Guerre mondiale. Le 163e régiment d’infanterie de Nice et des Alpes-Maritimes, qui a défendu longtemps le secteur de Flirey en Meurthe-et-Moselle, a subi de lourdes pertes : 3600 hommes et 40 officiers ont été tués, blessés ou portés disparus.
Deux plaques commémoratives rendent hommage à ces soldats tombés au combat. Son architecture, alliant des éléments romains réutilisés, le style néo-gothique du XIXe siècle, et ses fresques des années 1970, en fait un lieu unique où le passé dialogue avec le présent.



Merci de rappeler notre histoire
Notre culture, notre histoire nous devons la transmettre à nos enfants
Viva la noastra cultura 06 Segur