Deux personnes supplémentaires ont été placées en garde à vue, en plus du suspect arrêté mercredi après l’attaque au couteau dans un lycée d’Antibes, près de Nice, où un élève et une enseignante ont été blessés, a indiqué jeudi une source proche de l’enquête.
Selon cette source, il s’agit d’une jeune femme interpellée en Normandie, présentée comme la compagne de l’auteur présumé, et d’un jeune homme vivant dans le Var, confirmant ainsi des informations du Parisien.
À ce stade, ces gardes à vue répondent « à un besoin de faire des vérifications », selon la même source.
Mercredi après-midi, un ancien élève de 18 ans du lycée horticole d’Antibes a attaqué un élève de 16 ans et blessé plus gravement une enseignante de 52 ans, avant d’être interpellé.
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— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) September 10, 2025
Dans un communiqué diffusé mercredi soir, le procureur de la République de Grasse, Eric Camous, a précisé que ce jeune homme avait déjà été incarcéré alors qu’il était mineur, dans le cadre d’une procédure pour apologie de crimes.
Cette affaire en cours met en évidence « une dimension psychiatrique » chez lui, a ajouté le magistrat.
En avril 2024, le parquet de Grasse avait fait état de l’incarcération d’un adolescent de 16 ans, d’origine turque, vivant à Antibes et souffrant de troubles psychiatriques. Il aurait projeté une tuerie de masse sans motivation religieuse.
Cet adolescent, d’abord hospitalisé d’office, avait ensuite été mis en examen pour participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer un crime, ainsi que pour apologie de crime.
À la même période, une adolescente de 17 ans originaire de la Manche avait aussi été placée en garde à vue. L’analyse du téléphone et de l’ordinateur du jeune homme avait révélé des échanges avec elle alors qu’elle était hospitalisée en psychiatrie et « semblait partager ses intentions meurtrières », avait alors indiqué le parquet.
Tout porte à croire qu’il s’agit des mêmes jeunes, mais le procureur, qui doit s’exprimer vendredi après-midi, ne l’a pas confirmé pour le moment.
Avec AFP



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