Un tiers des fêtes traditionnelles ne sont plus célébrées en France depuis la crise sanitaire, il y a quatre ans. Mais Nice fait figure de contre-exemple, avec des traditions solidement ancrées.
Elles font à la fois partie du patrimoine local, mais aussi des traditions que l’on perpétue année après année pour célébrer les légendes et autres festivités de notre terroir. Les fêtes culturelles appartiennent au socle de notre société, mais elles seraient pourtant menacées.
C’est ce qui ressort d’un sondage commandé et partagé par l’association Les plus belles fêtes de France en novembre 2024. Ce rapport, qu’évoquent nos confrères du Figaro, est assez inquiétant pour ces événements de proximité. Il fait état d’une large disparition de ces manifestations. Depuis quatre ans, ce qui correspond aux dates de la pandémie mondiale et des confinements, 30% d’entre elles ne seraient plus d’actualité.
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Outre le Covid, ce phénomène serait accéléré par les difficultés de financement rencontrées par les organisateurs - parfois dues aux baisses des subventions - et à l’amaigrissement des rangs des bénévoles. Or, c’est grâce à ceux donnant généreusement de leur temps que vivent ces réjouissances.
Retombées économiques pour les communes
Pire, il est précisé qu’elles peuvent être remplacées par des célébrations plus « uniformes et déconnectées de l’histoire locale ». Toujours d’après cette même enquête, 20% des collectivités accueillant des fêtes sont pessimistes quant à l’avenir de ces animations. Un problème d’autant plus important qu’elles représenteraient entre 2 et 10% du PIB régional, et donc des retombées économiques non-négligeables. Il faut aussi prendre en considération les emplois saisonniers et l’attrait auprès des touristes.
Sachez d’ailleurs que deux événements de Provence-Alpes-Côte d’Azur sont actuellement labellisés par l’organisme Les plus belles fêtes de France : la bénédiction des calissons à Aix-en-Provence et Biot et les Templiers.
Du côté de Nice, on peut aussi se targuer de prévoir tout au long de l’année de belles manifestations locales aux dimensions linguistiques, musicales, culinaires, artistiques et folkloriques.
Le Carnaval, symbole de Nice
On pense évidemment au Carnaval, qui a lieu tous les ans en février. C’est une excellente figure de proue, mais il n’est pas le seul. En mars par exemple, nous avons le festin des Cougourdons, hérité de la fin du XIXe siècle. Il a lieu au jardin de Cimiez et est le théâtre du championnat du monde de petadou, un instrument atypique.
Les arènes de Cimiez sont pareillement sollicitées avec les festins de Mai, tous les dimanches du cinquième mois de l’année. Fin mai ou début juin, on assiste également à la commémoration du Vœu de Nice, une procession solennelle pour commémorer la protection de la Vierge Marie lors de l’épidémie de choléra en 1832.
Plusieurs célébrations religieuses, gastronomiques ou folkloriques

On retrouve bien d’autres festivités remarquables dans la capitale azuréenne, comme la fête de la Saint-Jean (juin) et du Malonat (juillet). En août, on peut se rendre à l’hommage à Catherine Ségurane, personnage majeur de la culture populaire locale ou fêter l’Assomption le 15 août au port.
La Castellada, le festival international de Folklore, la commémoration de la Dédition de 1388 ou encore la fête de la Sainte-Réparate sont d’autres dates marquantes du calendrier niçois. Et l’année se conclut généralement avec la crèche géante. « Lou Presèpi » accompagne tous les habitants et les visiteurs vers Noël, nous plongeant dans une atmosphère unique.



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