L’avocat de la députée appelle la justice à condamner un interview qui « porte atteinte à son intégrité, son image et sa réputation ». La procédure s’étalera sur plusieurs mois.
L’année avait mal commencé entre eux, cela ne va pas s’arranger. Le 7 janvier, l’adjoint au Maire de Nice Gaël Nofri (Horizons) avait torpillé dans Nice-Presse la députée Christelle d’Intorni (Les Républicains).
Lui reprochant certains commentaires qui auraient été formulés pendant les cérémonies de voeux dans les villages, il avait ainsi déclaré que « faire de la politique, ça se respecte. Mais il y a des lieux et des moments pour cela. Elle pourrait être davantage présente aux conseils métropolitains, par exemple ! On ne fait pas ce que l’on veut quand on le veut, même un chien le sait ». Précédemment, sur Twitter, il avait dénoncé la « vulgarité » de l’édile LR.
Résultat, une double plainte, en citation directe. Il y aura donc un procès, et rapidement. La première audience se tiendra au Tribunal correctionnel de Nice le 22 mars prochain. L’équipe de Christelle d’Intorni attaque ce proche de Christian Estrosi pour « injure publique » et « diffamation ».
L’avocat de la partie poursuivante assure que « les propos incriminés, qui dépassent le strict cadre de la polémique ou du débat politique et qui sont d’une violence particulière relèvent d’une animosité personnelle. Ils sont d’autant plus inadmissibles qu’ils n’ont pas été tenus dans le cadre d’une campagne électorale ».
De plus, sur la comparaison avec un chien, le conseil estime que cela relève « d’une extrême misogynie, (qu’elle est) sexiste et insultante, et ne peut être formulée dans un support de presse consulté par un million de lecteurs ».



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