Face au scénario d’une triangulaire à risque derrière le Rassemblement national (RN), les deux députés sortants de la majorité présidentielle à Aix-en-Provence, Anne-Laurence Petel et Mohamed Laqhila, ont adopté une stratégie différente, l’élue Renaissance choisissant de se maintenir alors que le député Modem s’est retiré.
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« Le candidat de gauche a déjà perdu », a assuré à l’AFP Mme Petel, élue depuis 2017 dans la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, pour justifier son refus de se retirer au profit du socialiste Jean-David Ciot (29,48%) face au candidat RN Gérault Verny arrivé en tête (31,65%).
« Je suis la seule à pouvoir rassembler les voix démocratiques et républicaines », a plaidé l’élue Renaissance, qui a drainé 28,91% des suffrages dimanche, en évoquant notamment les électeurs LR du premier tour (5,63%), qui « ne voteront jamais pour Jean-David Ciot », ex-premier secrétaire du PS dans le département.
L’élue aixoise, qui a assuré avoir pris cette décision en accord avec son parti et avec le Premier ministre Gabriel Attal, a dénoncé le « projet économique destructeur du Nouveau Front populaire », dont le programme serait également « catastrophique » à ses yeux « en termes de valeurs ». Elle soutient que cette alliance de gauche préfère « se battre pour l’écriture inclusive que combattre l’islam radical ».
Après avoir appelé dès dimanche soir son concurrent NFP, Marc Pena arrivé deuxième (27,54%), à se retirer, Mohamed Laqhila, troisième, (26,28%), a lui finalement jeté l’éponge lundi. Tout en regrettant que l’ancien doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, sans étiquette mais présenté par le parti socialiste, « persiste dans sa volonté de se maintenir ».
« Je ne serai pas celui qui fera élire l’extrême droite sur le Pays d’Aix », a insisté M. Laqhila, député Modem, de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône depuis 2017, dans un communiqué.
Il n’a, en revanche, pas appelé à voter pour M. Pena contre le candidat RN Hervé Fabre-Aubrespy, arrivé en tête dimanche avec 38,87% des suffrages.





