Anabelle Gordien est une institution vivante de la place du Grand Jardin. Depuis près de trente ans, elle y installe son stand, tout au long de l’année, proposant fruits et légumes de sa production locale. Avec une passion intacte et un sourire contagieux.
- Dossier spécial Vence - Plein zoom sur nos communes des Alpes-Maritimes, au plus près du terrain : reportages, portraits, interviews… Les réussites de nos territoires, portées par leurs figures locales.
Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, Anabelle est toujours là, fidèle au poste, sur la place du Grand Jardin. « Je suis une fille du Nord moi » lance-t-elle, avec cet allant qui la caractérise si bien.
« Cela fait bientôt trente ans que je suis à Vence et des gens viennent parfois d’autres communes parce qu’ils savent que je suis présente. Je ne peux pas les décevoir. »

La réputation d’Anabelle dépasse les frontières de la ville. Une cliente, visiblement conquise par son premier passage, s’extasie : « On m’a fait des éloges de cette dame. Je veux faire une tarte au citron meringuée, et ici, je trouve des citrons non-traités, parfaits pour garder la peau. C’est important ! Il y a tellement de choix, je suis ravie. »
Pour d’autres, Anabelle est une figure du quotidien. « Cela fait vingt ans que je viens ici » raconte un client régulier. « Elle propose beaucoup de production locale. Avec Anabelle, on peut manger du fait à Vence ».
« Elle est charmante, toujours souriante, et surtout courageuse. Il fait cinq degrés aujourd’hui, et elle est là, fidèle, alors que d’autres n’ouvrent pas. J’ai pour principe de privilégier les artisans locaux. Et ici, je trouve tout ce qu’il me faut : des fruits et légumes succulents. »
La Ferme d’Anabelle : un savoir-faire artisanal
Derrière la qualité des produits se cache une ferme familiale. « Nous produisons beaucoup nous-mêmes, quartier Vosgelade, dans notre jardin. La Ferme d’Anabelle, c’est des oranges, des citrons, des kiwis, des poireaux… tout ça vient de chez nous. »

Si les temps sont difficiles pour tout le monde, la commerçante s’appuie sur sa clientèle fidèle et le bouche-à-oreille pour maintenir son activité.
« La proximité s’est un peu perdue, les gens privilégient parfois d’autres produits, et c’est vrai que les prix ont augmenté. Mais j’ai la chance d’avoir des clients qui reviennent. J’adore le contact avec eux. Avant, je recevais même les gens directement à la propriété. »
Pour Anabelle, vendre sur la place du Grand Jardin, c’est bien plus qu’un métier : c’est une vocation. « Ce que j’aime, c’est partager ce que je fais. Quand je vois les gens heureux, je me dis que ça vaut le coup, même quand il fait froid. C’est dur, mais c’est aussi ce qui me motive chaque jour. »



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