L’ensemble de la classe politique niçoise, ou presque, s’est scandalisée des menaces de morts proférées contre le premier adjoint après la fermeture d’une épicerie de nuit. Certains élus y voient la marque d’un « ensauvagement de la société ».
L’histoire, consternante, a marqué l’actualité locale cette semaine. Comme c’est régulièrement le cas en tous points de la ville, la municipalité a récemment obtenu la fermeture administrative d’une épicerie de nuit qui centralisait, entre bien d’autres problèmes, d’importantes nuisances sonores. Il s’agit du MS Market, boulevard de la Madeleine, qui devra baisser le rideau pour la troisième fois tout de même.
Tel que l’a révélé en premier CNEWS le 26 mars, « dans une vidéo obtenue de source policière, l’un des habitants du quartier a menacé l’élu de mort. « Anthony Borré, reste bien tranquille, sinon on va t’attacher dans un coffre ». « Reste bien tranquille », a-t-il insisté » à l’encontre du premier adjoint (Horizons) au maire, notamment délégué à la sécurité.
D’après les informations de BFM Nice Côte d’Azur, l’auteur des menaces, récidiviste, a été interpellé. Son procès a été renvoyé au 12 mai, l’individu ayant demandé à préparer sa défense par lui-même. Il a donc été placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement.
Réaction d’Anthony Borré :
« Aucune menace de mort, si violente soit-elle, ne me fera faiblir dans notre volonté de fermer les commerces qui créent des nuisances. L’ensauvagement est aujourd’hui sans limite. Une plainte est déposée. Je suis plus déterminé que jamais à combattre les voyous »
Sur les réseaux sociaux, le président du conseil régional Renaud Muselier (Renaissance) s’est exprimé : « Soutien face à ces menaces de voyous, de criminels contre lesquels la République ne doit rien lâcher ! La Région Sud se tient à vos côtés. »
Idem pour la vice-présidente de l’Assemblée nationale Naïma Moutchou (Horizons) : « Ces menaces (…) visent un élu qui agit avec courage pour libérer certains quartiers de l’emprise des voyous. Avec Christian Estrosi, il ferme les commerces qui empoisonnent la vie des habitants. Il a mon soutien, total, sans ambiguïté ».
Parmi les opposants aussi, la situation a fait réagir. Bernard Chaix (UDR), député ciottiste des quartiers nord, a ainsi noté sur X que « les violences de toute nature envers les élus doivent toujours être condamnées. Face à l’ensauvagement de notre société, à la défiance et au mépris envers toute forme d’autorité il faut (enfin) doter la France d’un gouvernement fort soutenu par une majorité forte !»
Saber Gasmi, co-secrétaire des Écologistes à Nice : « Les menaces de mort contre un élu sont inacceptables et intolérables. Tout mon soutien face à cette violence. La démocratie ne pliera jamais devant l’intimidation. »
Hélène Granouillac, de l’opposition verte indépendante : « Une menace de mort, de surcroît rendue publique, est inacceptable, quelle que soit la victime et doit faire l’objet d’une condamnation unanime. Anthony Borré, recevez notre soutien. »





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