Cette brève est un extrait de RIFIFI, notre rubrique du mercredi consacrée aux indiscrétions politiques. À découvrir par ici.
EXIT. Certes, on sait ce que l’on perd mais pas forcément ce que l’on gagne. Mais les élus maralpins doivent être quelques uns à se féliciter cette semaine d’apprendre le départ du préfet des Alpes-Maritimes. Hugues Moutouh sera resté moins de deux ans sur la Côte d’Azur, assez pour consolider sa réputation. Dans ce territoire où les baronnies sont tenaces, le représentant de l’État a bousculé les maires sur la gestion de l’eau et de l’urbanisation. À Nice, les relations ont rapidement viré à la passe d’armes, avec des rapports au vitriol envoyés contre la gestion de la Métropole. Sur le plan de l’immigration, le préfet aura sur-communiqué, mais ses résultats sont en grande partie liés à un contexte international plus favorable ces derniers mois. Et la persistance des fusillades, notamment dans la ville-capitale, ne permet pas de lui attribuer tant de points contre le narcotrafic. Le ministère a envoyé là un préfet aux messages bien martiaux, mais avec un manque de moyens criant, et dénoncé par les syndicats. C’est pour autant une promotion qui l’attend, et pas une exfiltration, avec une arrivée au secrétariat général de la place Beauvau. D’ici un gros mois, Hugues Moutouh sera remplacé par Pascal Bolot, en poste dans le Morbihan. Tout de suite dans le grand bain, il prendra son poste juste avant le Sommet des Nations Unies pour l’océan, attendu au Port Lympia cet été.



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