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Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques, naturelles ou artificielles, qui interfèrent avec le système hormonal. Ils modifient la production ou le fonctionnement des hormones, ce qui peut engendrer des effets néfastes sur la santé humaine et animale.

Leur impact est particulièrement préoccupant pour les femmes enceintes, car ils peuvent affecter le développement du fœtus.
Ces substances sont présentes dans de nombreux produits de la vie courante :
- Phtalates : utilisés dans les adhésifs, détergents, cosmétiques, câbles électriques.
- Parabènes : conservateurs présents dans plus de 80 % des cosmétiques et certains médicaments.
- Bisphénol A (BPA) : composant de certains plastiques et résines époxy.
- Composés perfluorés (PFAS) : utilisés pour les textiles imperméables, les emballages alimentaires, et réputés pour leur persistance dans l’environnement.
- Composés polybromés : utilisés comme retardateurs de flamme dans les plastiques, textiles et équipements électroniques.
- Organochlorés (DDT, chlordécone, etc.) : présents dans certains pesticides et insecticides.
Les perturbateurs endocriniens sont préoccupants pour leur persistance, notamment les PFAS, surnommés « polluants éternels » car ils ne se dégradent pas et restent longtemps dans l’organisme. Des études ont détecté leur présence dans le sang de tous les Français.
L’exposition aux PE est suspectée d’être liée à de nombreuses pathologies (cancer du sein, de la prostate, lymphomes et leucémies ; troubles du système reproducteur : endométriose, fibrome utérin, altération de la qualité du sperme, complications de grossesse ; troubles immunitaires et inflammatoires : maladies auto-immunes de la thyroïde, asthme ; troubles du neurodéveloppement : Diminution du quotient intellectuel, troubles cognitifs et comportementaux).
Comment limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens ?
- Privilégier des cosmétiques et produits d’hygiène sans parabènes ni phtalates.
- Éviter les contenants en plastique contenant du BPA et opter pour le verre.
- Réduire la consommation d’aliments emballés dans du plastique ou du carton traité.
- Choisir des textiles et meubles sans traitements chimiques ignifuges.
- Aérer régulièrement son intérieur pour limiter l’accumulation de polluants domestiques.
Depuis 2008, la Ville de Nice s’engage dans une démarche de santé environnementale et a signé en 2021 la charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens ». Ses actions incluent l’élimination des pesticides dans les espaces verts, la sensibilisation du public (ateliers, manifestations), la restauration scolaire bio à 30 %, la suppression du plastique dans l’alimentation scolaire et l’utilisation de cosmétiques labellisés en crèche.
Elle applique aussi une commande publique responsable (SPASER 2023-2027) et a lancé un Plan Prévention Phtalates pour informer et réduire l’exposition à ces substances.
En savoir +
- Pour aller plus loin : https://www.ameli.fr/alpes-maritimes/assure/sante/themes/perturbateurs-endocriniens-sante



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